Le chef de Nobunaga – Tome 8 – Mitsuru Nishimura et Takuro Kajikawa

Ken est un atout indispensable dans la réussite de la conquête du Nobunaga. La cuisine devient un enjeu de taille aussi bien pour empoisonner que séduire son ennemi. Sera-t-elle suffisante pour changer ou pas l’Histoire ?

Ken-nyo est un ennemi redoutable. Afin de pouvoir échanger sur une paix possible avec le Nobunaga, il le convie à un échange. Sa pâtissière prépare une spécialité originale, des macarons. Une petite spécificité avec la présence de noix de cajou, une épice venue d’Inde. Est-ce un simple produit pour rehausser des saveurs ? Absolument pas. Ken-nyo propose au grand chef de guerre de goûter en même temps à tous les macarons car c’est un avant-goût du paradis. Devant les dignitaires, il accepte cette expérience. C’était un piège camouflé. Soudainement, il se sent mal, pris de vertige et de transpiration. Heureusement Ken connaît la toxicité de l’épice prise en trop grande quantité et connaît le remède. Ainsi peu de temps après, Nobunaga peut revenir à la table des discussions l’air de rien. Ken ne laissera pas cet acte impuni et va lui aussi prendre au dépourvu l’homme d’affaire. Par chance, tous s’en sorte indemne.

Toutefois, le chef de la famille Takeda ordonne à son fidèle vassal Nobutomo Akiyama de tuer le cuisinier du Nobunaga. Ils enlèvent Natsu et par chance Ken arrive au moment où les brigands s’enfuient. En venant à sa rescousse, il se fait enlever. Son don pour la cuisine et la connaissance autour des Ming leur sauvent la vie à eux deux. Maintenant, il va être au service de Shingen Takeda. Chaque plat va être étudié afin qu’il ne meure pas tout de suite. Mais quand son heure va sonner que va devenir Ken ? et surtout Natsu ? Nobunaga va trouver un subterfuge pour les sauver ?

C’est toujours un plaisir de retrouver Ken. Mitsuru Nishimura trouve toujours le juste équilibre pour mélanger Histoire et art culinaire. Ken montre toujours l’étendue de son savoir-faire et ces connaissances. Mais ici, c’est aussi l’occasion d’évoquer la cuisine Ming. Une cuisine réfléchie par rapport aux apports des aliments pour soigner. Une approche visionnaire pour l’époque. Les plus fins gourmets ou/et cuisinier a de quoi s’inspirer. Il faut juste trouver les bons ingrédients et la méthode de cuisson.

La pâtisserie est de nouveau présente à travers les fameux macarons de Paris. Aucun doute qu’elle fera des incursions de plus en plus fréquente par la suite. Surtout que la pâtissière est une femme qui connaît Ken. Et elle n’a pas perdu la mémoire contrairement à lui. Un nouvel élément d’accroche pour inciter le lecteur à poursuivre sa lecture. Une façon élégante aussi de parler d’autres pâtisseries venues du Portugal par exemple qui maintenant son assimilé à la culture japonaise. Le pays n’a pas toujours aussi été fermé qu’on peut le croire. Les échanges commerciaux se faisait déjà. Et l’autre fil conducteur repose sur la guerre qui se profile. C’est le moment de jouer la stratégie et de faire des alliances. Les pions avancent sur l’échiquier toutefois l’incertitude du combat reste prégnante. Ce tome nous permet également de voir comment un autre acteur met en place sa tactique et sa diplomatie. Une lutte impitoyable s’annonce et la nourriture va y jouer un rôle précieux. La suite nous dira lequel.

Une autre vision du Japon féodal qui ne pourra que vous titiller la curiosité.

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