Autre – Maël Mahon

Comment se définir dans une société normative ? Quand on ne rentre pas dans des cases prédéfinies, comment se construire et comment gérer le regard des autres ?  Maël Mahon partage son parcours.

La bd de témoignage devient un genre de plus en plus fréquent dans le 9eme art. Les gens parlent aussi bien de leur relation avec un pervers narcissique (« Tant pis pour l’amour » de Sophie Lambda ) que la lutte contre une maladie (« In Waves » d’AJ Dungo, « Adieu mon utérus » d’Yuki Okada)  ou la façon de se définir. On se souvient que l’on a appris que l’on nait fille ou garçon et qu’il faut aimer les filles pour les garçons et vice-versa. Mais la réalité ne se limite pas uniquement à cette bichromie réductrice, inspiré de dogmes religieux. Mariez-vous et reproduisez-vous pour faire pleins de croyants. Ce modèle devient obsolète car très loin de la réalité. Il y a des hommes qui se sentent femmes et veulent juste être habillé en femme. Il y a des hommes qui se sentent coincé dans un corps et qui veulent être une femme à part entière. Est-ce anormal ? Et si on définissait déjà ce qu’est la normalité ?

Maël Mahon partage son parcours pour trouver son identité. Pas celle que l’on croit unique sous peine de moquerie due au non choix du standard et du conformisme. Mais celle qui lui permet de se sentir elle-même pour être heureuse et épanouie. Il nous emmène sur sa réflexion et ces rencontres qui ont répondu à ces doutes et ces interrogations. « On nous dit qu’il faut faire bonne figure, qu’on doit aimer et voir régulièrement sa famille, qu’il faut savoir à 15 ans ce qu’on va faire de sa vie ou encore qu’on ne peut aimer et fréquenter qu’une seule personne à la fois… Je veux démonter ça, montrer qu’on fait comme on veut et surtout comme on peut et qu’on n’est pas obligé de suivre ces fichues règles. »

Pour cela, il propose une forme d’écriture dégenrée et inclusive comme « heureuxe » (heureux et/ou heureuse). Ainsi la question sur les accords masculin/féminin ne se pose plus. Et oui, si une femme se sent homme comment faire l’accord grammatical, quelle règle faut-il choisir ? Plus de question. Je me demande même si je ne vais pas m’apprendre à écrire ainsi pour être plus respectueux de tous. Fermeture de la parenthèse. Les histoires qui sont racontées sont toutes vraies et elles ont été recueillis entre 2016 et 2019. Au début, publiées sur un blog pour prendre par la suite la forme d’une bd. Un ouvrage destiné à tous les publics qu’ils fassent partie ou non de la communauté LGBTQI+. Aucun doute que de nombreux lecteurs pourront se retrouver et/ou d’autres vont ouvrir leur niveau de compréhension du monde qui les entoure.

La différente reste à chacun de la définir qu’est-ce qu’une différence par rapport à qui et à quoi. Personnellement, cela m’importe peu comment les gens se définissent. On apprend à connaître les gens et on les prend dans leur entièreté. S’ils se sentent mal dans leur corps ou esprit, qu’importe le comment du pourquoi, on est là pour eux. On essaie de les écouter avec attention et bienveillance. Peut-être que cela fait partie de mon utopie personnelle. Je me souviens de discussion très houleuse avec des traditionalistes religieux.

Une bd audacieuse, franche et sans compromis sur le parcours d’une personne pour trouver qui elle était vraiment.

NOTE : Arrêtez de m’écrire pour m’insulter et que je suis transphobe. Faites preuve de tolérance.

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