Bonnie & Mortimer – Une rentrée d’enfer – Agnès Cathala et Clément Devaux

La rentrée des classes c’est toujours un moment stressant. Bonnie et Mortimer n’échappent pas à cette règle. Vont-ils y arriver à se faire des amis ?

Mortimer a « 8 ans et quart, troisième d’une série de quatre enfants. » Il se sent assez mal dans sa famille. Il trouve ces frères très brillants contrairement à lui. En plus, son prénom est assez étrange et on se moque parfois de lui à cause de lui. Son père lui a dit que c’était en hommage à la bd « Blake et Mortimer ». Et le pompon est la couleur rousse de sa chevelure et ces lunettes. Bref, tout pour qu’il ne puisse pas avoir confiance en lui. A l’école, il ne faut rien montrer pour éviter que les plus méchants s’attaquent à lui.

Bonnie a le même âge que lui. C’est une « fille unique, très très très unique ! » Elle aussi se différencie par rapport aux autres élèves. « il n’y en a pas deux comme moi : maladroite, « fil-de-ferriforme », plus grande que tous les enfants de la classe depuis le CP. Et même, plus grande que la maîtresse ! » L’appréhension est à son apothéose pour cette rentrée en CE2 dans une nouvelle école. Elle va devoir faire face aux remarques déplacées des autres élèves. Cette fois-ci, elle ne se laissera pas faire.

D’ailleurs, quand Mortimer s’assoit à côté d’elle, elle se prépare à des phrases méchantes. Elle reste sur ces gardes prêtes à attaquer. Le souci est que Mortimer est plutôt du côté des gentils et sait ce que c’est les brimades à cause du physique. L’exercice de l’enseignante pour trouver le futur nom du journal va les rapprocher. Cela ne sera pas facile au début car la communication se fait avec des aprioris. Puis en discutant vraiment les choses changent et marquent le début d’une vraie amitié.

Voilà un petit roman jeunesse qui devrait enchanter les jeunes lecteurs. Déjà la mise en page, car en général c’est la première chose que regarde un enfant avant de se lancer dans la lecture. Déjà, le texte est aéré et écrit assez gros, ce qui donne moins l’impression de quantité. Puis on découvre les jolies illustrations de Clément Devaux qui donne une identité réelle aux personnages décrits ainsi qu’aux situations. Ainsi si le bambin a des difficultés de compréhension, les illustrations l’aideront. Chose assez classique maintenant en littérature jeunesse pour éviter le stress que peut engendrer que du texte dense surtout pour ceux qui ont des craintes face aux mots écrits. L’image rassure. Cela devient un juste milieu entre la bd et le roman. Le texte d’Agnès Cathala reste assez simple d’appropriation. Pas de mot difficile mais ce n’est pas pour autant qu’elle infantilise le lecteur. L’histoire est pleine de rebondissements et assez basée sur le ressenti des marmots. La différence amène forcément la méchanceté d’autres. Déjà si jeune, ils subissent la pression liée au devoir de conformisme. Toutefois, être différent peut-être un atout et l’auteure le démontre. Aucun doute que beaucoup d’enfants s’attachent à Bonnie et Mortimer et vont aimer les suivre dans d’autres aventures.

Un roman jeunesse qui va piquer la curiosité des plus jeunes qui auront hâte de retrouver des enfants qui leur ressemble.

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