Inspecteur Kurokôchi – Tome 1 – Takashi Nagasaki et Kôji Kôno

Il y a des policiers qui savent la vérité sur la vraie nature des politiciens. Deux choix s’offrent à eux, soit les dénoncer soit en profiter. Inspecteur Kurokôchi ne se pose pas ces questions. Voulez-vous savoir pourquoi?

Shingo Seike vient tout juste d’arriver dans les bureaux de la police. Certains mettent beaucoup d’espoir dans ce jeune administrateur, honnête et travailleur. Le meurtre d’une prostitué qui a un lien avec le politique Bungo Gôda est une occasion en or pour enquêter sur un flic corrompu. Le policier en question est Keita Kurokôchi, membre de la deuxième brigade d’investigation. Il a le visage de l’emploi. Mais très vite le jeune homme découvre qu’en effet, Keita fait chanter des politiques contre de l’argent. Ce qui lui permet d’avoir une belle voiture et un super appartement. Puis rapidement, la frontière entre les gentils et les méchants devient flou. Tout est pourri même la direction de la police. Comment se débarrasser de toute ces merdes? Pas le choix, les informations d’un ripoux peuvent contribuer à faire tomber des têtes. La question de la morale pointe le bout de son nez. Est-ce la seule manière de faire la justice? Y a t’il des politiciens qui n’ont pas les mains sales? Jusqu’où va mener cette collaboration?

Voilà un vrai polar version manga. Takashi Nagasaki a créé des personnages de haute voltige qui nous plonge en plein coeur de la politique japonaise. Sous l’apparence d’honnêteté, le pays du soleil levant est lui aussi infesté d’êtres peu scrupuleux. Le quadra Kurokôchi mi homme de loi mi grand criminel. Rien ne l’arrête, extorsion, corruption, chantage et à l’occasion quand on essai de le piéger, il tue sans scrupule et se débarrasse des cadavres. Son monde est un puit sans fond. Et son univers s’oppose celui d’un jeune loup à la morale raide et bicolore. Très vite, des nuances apparaissent et il devient lui aussi complice. Rien n’est si logique et évident quand on ne cherche pas à comprendre plus loin que cela l’on nous donne. Le petit bonus est ce sens de l’humour à la fois grinçant et désinvolte. On adore tourner les pages et voir les politiques tomber dans des circonstances singulières. Le graphisme de Kôji Kôno change radicalement du manga classique. Les visages sont vraiment très expressifs comme on peut le constater sur la couverture. D’ailleurs, certains gros plans ne sont pas sans rappeler vaguement « Superdupont » de Gotlib. Notre anti-héros a vraiment une gueule avec une bouche gigantesque et très expressive. Impossible de ne pas le reconnaître et de ne pas s’attacher. Et nous voilà, harponner pour suivre toute une série qui s’annonce très prometteuse.

Attention ce manga risque de vous rendre addict au polar et à l’inspecteur Kurokôchi.

 

 

 

 

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