Miss Charity – Tome 1 – L’enfance de l’art – Loïc Clément et Anne Montel

Savez-vous qu’elle est le quotidien d’une fillette anglaise sous l’ère victorienne ? Charity Tiddler va vous faire découvrir son singulier univers. Tenez-vous prêt !

Tout commence avec un roman de Marie-Aude Murail simplement nommé « Miss Charity ». Loïc Clément aux mots (« Chaussette », « Les jours sucrés », « Chroniques de l’île perdue ») et Anne Montel (« Chaussette »)à la plume décident d’allier leur talent pour donner une autre vie à cette histoire étrange qui parlerait de la jeunesse fantasmée de Beatrix Potter. Ce nom ne doit pas vous être totalement inconnu. C’est cette conteuse qui raconte la vie de Pierre Lapin. Demander à Google Image de vous rafraîchir la mémoire si besoin. Cette femme possède un imaginaire très riche. Où a-t-elle puisé tout cela ? Le tandem poursuit l’idée que c’est dans sa jeunesse que cela est arrivé.

En 1875, Charity Tiddler a 5 ans. Ce qu’elle connait du monde se résume aux préceptes de la Bible que lui lit sa mère et des prêches de la messe. Mais beaucoup de choses sont difficile à comprendre, si jeune. Alors elle s’imagine ces deux sœurs comme des squelettes dans un certain paradis. Elle évite de se confier à sa mère, froide et distante. En grandissant, la solitude lui pèse de plus en plus. Elle va trouver de l’affection auprès de son tout premier compagnon : une souris, Miss Petitpas. Quand elle meurt subitement, elle aurat Miss Tutu, une autre souris et Dick le hérisson, une grive à l’aile cassée, un oisillon tombé du nid, Darling le crapaud…. Beaucoup y laisseront leur peau. Quelle manière originale de comprendre le monde qui nous entoure. Surtout qu’elle a une totale liberté dans son apprentissage. En grandissant, une tutrice lui apportera de nouvelles connaissances telles le français, l’allemand et surtout la peinture à l’aquarelle. La jeune demoiselle possède un optimisme à toute épreuve malgré les drames qui se succèdent.

Le tandem de choc propose un univers plein de douceur, de magie et d’émerveillement. Certes on suit une jeune fille qui découvre le monde, même s’il se réduit de la faire avec des animaux courants. Mais sa façon de le découvrir est originale. Elle étudie les animaux et essaie d’établir ces premières recherches scientifiques. Les choses prennent une nouvelle dimension avec la représentation de ce qu’elle voit. Même si nous ne le voyons pas, nous l’imaginons. Car cette bd montre le pouvoir de l’imagination. Laissons de côté le style classique de l’école franco-belge, adieu les bordures de cases noires, au revoir la structure en gaufrier et bonjour la liberté. Les pages peuvent respirer et le blanc prend la place qu’il veut. Le crayon a le droit de faire ce qu’il veut et se montrer à la fois sensible, brutal ou délicat. De même pour les couleurs à l’aquarelle, légères, imprécises et pleines de douceur. On se sent happé à l’intérieur des pages et on les tourne simplement, les yeux grands ouverts jusqu’à la 180ème. Toutefois, on voudrait y rester encore peu. Il va falloir attendre le prochain voyage prochainement.

Un voyage rempli de poésie qui saura vous surprendre et vous émerveiller.

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