Reine d’Egypte – Tome 1 – Chie Inudoh

« Soit Reine et tais toi » pourrait dire Séthi. Mais Hatchepsout ne veut pas être juste une femme aux côtés d’un pharaon. Elle a son mot à dire. Y arrivera t’elle ?

Un nouveau pharaon va monter sur le trône pour succéder à son père. Le jeune Séthi va prendre pour épouse sa demi-sœur Hatchepsout. Comme il partage le même père, le sang royal est protégé. Et l’amour dans tout ça, vous demandez-vous ? Ce monsieur qui a pris le nom de Thoutmôsis II trouve son plaisir auprès de femmes prêtes à céder à tous ces désirs. Sa femme de toute façon, il en fera ce qu’il souhaite. Toute Reine qu’elle soit doit se soumettre à son mari, Pharaon. Seulement voilà, Hatchepsout n’est pas de cet avis. Pourquoi ne pourrait-elle diriger les choses ? Juste son sexe doit définir son destin ? Elle s’y refuse. « Je veux décider moi-même de ma vie », s’écrie-t-elle. « Pourquoi je suis une fille ? Je n’ai pas choisi de naître dans ce corps […] Les femmes sont-elles vraiment inférieures ? » Pour arriver à ces fins, elle apprendre à utiliser ces charmes autrement. Elle aussi pourrait diriger son peuple comme l’a fait son père avant elle. Un défi impossible à relever ?

Les mangas historiques ont le vent en poupe récemment. Alors pourquoi ne pas en profiter pour publier une série autour de l’Egypte ancienne qui fascine tant le public. Chie Inudoh décide de s’inspirer pour « Reine d’Egypte » d’une des plus anciennes reines de l’Histoire : Hatchepsout. Comme quoi la question de l’égalité professionnelle ne date pas d’hier. Effectivement, elle aurait pu aller dans la facilité en prenant Cléopâtre ou Néfertiti, plus connu du grand public. Pourquoi faire l’évidence alors qu’il existe d’autres destinées plus mystérieux ? En plus, cette reine a laissé des témoignages de son règne dont même des statuts à son effigie et une momie. Donc la mangaka à une personnalité, un contexte historique et des rites propres à leur religion. Tous les éléments sont réunis pour faire un récit haletant, pleins de rebondissements. Toutefois, elle prend quelques libertés historiques pour donner plus de caractère à son héroïne. A l’époque rien de surprenant que l’on se marie entre membre d’une même famille. Mais Hatchepsout régnait car son mari était encore un enfant. Un peu comme les régentes en France en attendant que le roi soit majeur. Cependant, la mangaka ne stipule nulle part qu’elle fait un manga historique dans la limite des connaissances actuelles. Elle s’inspire d’un personnage réel pour créer une histoire avec des éléments véridiques. Toutes la nuance est là. Ce qui n’empêche de se prendre au jeu et de tourner les pages avec satisfaction.

Hatchepsout est le personnage qui permet de se poser une question, toujours aussi contemporaine, qu’elle est le rôle de la femme dans la société.

L’avis de Malecturotheque : « Un série très prometteuse, à suivre ! »

8 réflexions sur “Reine d’Egypte – Tome 1 – Chie Inudoh

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