Sengo – Tome 1 – Sansuke Yamada

La guerre est perdue et tous les vétérans rentrent chez eux. Mais quel avenir les attend au Japon ? Sengo et Kawashima vont prendre deux chemins différents qui vont se croiser.

Le Japon a perdu. Les survivants reviennent au pays, désemparés. La défaite est difficile à digérer et la misère règne partout. Quel avenir pour ces nombreux soldats ? Kawashima et Sengo reviennent à Tokyo, la capitale dévastée. L’un a pu ouvrir une petite boutique où l’on sert à manger. Et l’autre vagabonde et n’arrête pas d’attirer les problèmes. Le second montre son bonheur de retrouver son supérieur qu’il appréciait tant. Une sorte d’amitié se créé mais à quel prix ? Sengo malgré un bon fond reste un gars assez bête et n’hésite pas à sortir ces poings à la moindre contrariété. Surtout que les américains après la Seconde Guerre mondiale traînent dans les rues comme dans un pays conquis. Ils profitent de tout surtout des femmes que beaucoup n’ont pas hésité à violer. Dans un pays conquis on vol les biens et déshonore les femmes. C’est un basique de guerre. Pas sûre que cela soit écrit dans « L’art de la guerre ». Les occupés et les occupants tentent de vivre ensemble ce qui amène forcément à des débordements des deux côtés. Sengo est souvent dans ces problèmes. Kawashima lui vient toujours à la rescousse même si cela entraîne des conséquences difficiles à gérer.

Malgré son apparence assez vieillotte, Sansuke Yamada a publié son manga en 7 volumes entre 2013 et 2018. Les fans de mangas qui sont habitués à GTO ou Naruto vont vite déchanter. Le style est résolument d’un autre temps. A l’image du sujet choisi avec la retrouvaille de deux soldats revenus au pays après une défaite. Il faut digérer les horreurs vues et surtout reprendre une vie où tout a été détruit. Comment bien repartir ? Il faut dire que Sengo a tout pour faire un bouffon à la fois horripilant et attachant. L’ambiance assez chargée avec la violence gratuite, la prostitution, les viols, le trafic, les yakuzas… Sans oublier la culpabilité d’être revenu en vie car ils ne sont pas morts pour leur nation. L’endoctrinement a été très bien fait. Beaucoup d’américains ont été choqués par les kamikazes qui s’écrasaient sur des bateaux, des avions… Ils n’avaient jamais vu ça avant, un tel sacrifice. Faire émaner un peu d’espoir dans ce chaos semble compliqué. L’amitié est la lumière dans l’obscurité. La vraisemblance est là puisque le mangaka utilise l’argot de l’époque, les films à l’affiche, les tenus, les faits historiques… Pourtant, je n’ai pas accroché à cette succession de récit malgré le bon accueil médiatique. Je vais arrêter ma découverte ici tout de même.

Un manga audacieux qui parle d’une période qui reste assez tabou au Japon. Mais Laurel et Hardi version soldats après la seconde guerre mondiale ne me fait pas vraiment rire.

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