Les Tuniques Bleues – Tome 62 – Sallie – Willy Lambil et Raoul Cauvin

Y a-t-il une possibilité d’éviter une nouvelle hécatombe lors de la prochaine attaque ? Les gradés se posent la question tout en restant en zone protégée. Peut-être qu’un soldat ennemi pourra leur dévoiler leur stratégie ?

Tout débute en 1968. La série « Lucky Luke » quitte Le journal Spirou pour aller dans l’hebdomadaire Pilote. Il faut alors une autre série pour conquérir le lectorat. C’est là que « Les Tuniques Bleues » font leur apparition. Les aventures du caporal Blutch et du sergent Cornelius Chesterfield pendant la Guerre de Sécession aux États-Unis trouve son public. Même si en 1972, le scénariste Louis Salvérius est remplacé par Willy Lambil pour cause de décès, la série continue à être à succès. D’ailleurs, bientôt on va trouver le 64 et 65 albums.

Pourtant, je trouve que l’énergie du début s’est vite essoufflé. Le tandem des personnages antagonistes affectés au 22ème de cavalerie devient prévisible et plus vraiment drôle. Le sergent Cornélius Chesterfield, toujours quête de gloire, ne cesse de s’opposer à son ami, le caporal Blutch, petit, rusé antimilitariste, qui ne pense qu’à « faire le mort ». Cette fois-ci, ils doivent capturer un soldat de l’ennemi afin qu’il révèle leur stratégie pour le combat du lendemain afin d’éviter une hécatombe. Très vite, ils tombent sur un soldat tout seul qui fait un feu de camp. C’est un peu louche trouve Blutch. Mais Chesterfield suit les ordres bêtement comme on lui demande même si ce gars en question est Cancrelat. Vous l’avez deviné à son nom, l’homme n’est pas fiable. Ce qui devait arriver, arriva. C’était bien un guet-apens dans lequel de nombreux hommes moururent bêtement. Par chance, les têtes pensantes n’ont rien et vont pouvoir poursuivre leurs actes. Rien de très surprenant dans cette histoire qui se lit rapidement et sans entrain. On finit même par se demander quand va finir cette guerre.

Le petit plus sont les références historiques autour des animaux. En effet, il y avait des animaux qui tenaient compagnie à des soldats que cela soit des chevaux, des poules ou des chiens. Le titre « Sallie » fait référence à une vraie chienne, morte au combat à Gettysburg et qui a eu le droit d’avoir une statut érigée à son nom. Mais est-ce suffisant à donner une plus-value à cette bd ? Sans aucun doute, non. On trouve toujours cette dénonciation de la sauvagerie de la guerre, des morts inutiles, des chefs qui osent sans réfléchir car ce n’est pas leur vie en danger. Toutefois cela me confirme que je ne vais pas poursuivre l’aventure avec ces deux anti-héros même si le scénariste et dessinateur ont maintenant changé. C’est un peu comme les aventures d’Astérix, il faut rester sur ces vieux souvenirs pour ne pas être déçu des nouvelles versions.

Un épisode qui a signé mon arrêt définitif d’affection à cette série.

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