Le petit peuple des tombes – Gilles Béguin

Mettre des sculptures dans les tombes étaient courant en Chine. Les oeuvres de terre ou de bois remplaçaient le vivant pour accompagner les défunts pour leur dernier voyage. Que diriez-vous d’en connaître leur histoire?

« Les statuettes chinoise s’inscrivent parmi les mingqui, terme constitué de deux caractères, qi (objet) et ming (brillant). Les sinologues discutent de la signification : « objet lumineux » qui sont réputer briller éternellement au coeur de la tombe, tel le chandelier allumé avant la fermeture des portes du tombeau, ou « objet pour les lumineux », les « lumineux » désignant dans cette hypothèse les défunts ». La présentation de ces objets nous permet alors de rentrer dans le vif du sujet. Initialement, des gens de pouvoir faisaient tuer femme, homme, animaux pour les servir dans l’haut delà. Selon les endroits et les croyances, les aménagements changent. Mais face à ce massacre, les autorités décident d’imposer de remplacer les humains par les sculptures. Ainsi, des oeuvres représentant aussi bien des musiciens, des marchands, des militaires accompagnent les cadavres. La quantité, la forme va dépendre de lieux, des périodes et des mouvements politiques. Les nuances sont énormes d’un point à l’autre du territoire assez grand et qui changent en plus selon les cultures. Gilles Béguin tente d’expliquer l’évolution et montre combien il est difficile de faire un lien simple car rien n’est linéaire. Pour illustrer ces dires, ils présentent des oeuvres du musée Cernuschi à Paris. 

Je trouve les statuts funéraires chinoises assez esthétiques et mystérieuses. On peut en voir de très jolies au musée Guimet que cela soit les servantes, les joueuses de polo ou les chevaux. D’ailleurs, c’est ces petits trésors qui m’ont donné envie d’en savoir plus. Ce petit livre me semblait le plus approprié pour une entrée en matière. Mais j’ai été assez déçue au final. N’ayant pas de connaissances sur l’histoire de la Chine, il est difficile de pouvoir s’approprier toutes les données. On n’a pas de carte pour situer les zones géographiques cités ou l’évolution de la structure du pays dans le temps, ni de chronologie pour comprendre les évolutions des empires. Un manque qui se ressent assez vite en tournant les pages. J’aurai aimé pouvoir tout comprendre et tout contextualiser. Le fait de présenter des sculptures que l’on peut aller voir gratuitement au musée donne une plue value. C’est dommage de ce limiter au musée Cernuschi. Mais cela se justifie car c’est édité par Paris Musée donc pourquoi mettre d’autres musées qui ne sont pas dans le réseau? Si les pièces sont au musée, on peut mettre une vraie histoire sur des objets. Ils ne sont plus de simples sculptures derrière une vitrine mais une trace d’Histoire qui demande à se faire connaître.

Un petit livre qui donne envie d’aller plus loin pour en savoir plus sur tout ce que l’on peut voir.

3 réflexions sur “Le petit peuple des tombes – Gilles Béguin

  1. Pingback: Challenge lecture 2020 – 250 chroniques livres | 22h05 rue des Dames

  2. Pingback: Ma PAL de juillet | 22h05 rue des Dames

  3. Pingback: Bilan culturel – Juillet 2020 | 22h05 rue des Dames

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s