Amélia Earhart – Jennifer Lesieur

Voler c’est toute sa vie. Qu’importe si elle rencontre la mort au cours d’une aventure. La liberté et le plaisir sont à ce prix.

Amélia Earhart fait partie de ces femmes remarquables dont l’Histoire a gardé une trace. Depuis son plus jeune âge, la demoiselle est intrépide. Rester enfermer dans une demeure à apprendre les bonnes manières avec des vêtements inconfortables, très peu pour elle. Pourquoi s’infliger cela alors que dehors on peut vivre tellement d’aventures ? Cette envie de ressentir des émotions fortes ne la quittera jamais. Ainsi quand elle découvre l’aviation son cœur chavire. Il faut qu’elle devienne aviatrice. Elle est prête à tout pour y arriver et doucement, elle se fait une place. Ce n’est pas toujours facile car c’est un milieu très masculin qui croit au pouvoir suprême du service trois pièces. Sans ça comment vraiment conduire un avion ? A moins que cela puisse être un autre manche qui permet à l’appareil de voler ? En tout cas, les femmes s’intéressent de plus en plus à cette pratique et les aventurières rivalisent avec ces messieurs.

Amélia s’inscrit dans le mouvement féministe qui prend de l’ampleur. Rien de tel que relevé des défis pour titiller sa curiosité. Charles Lindberg traverse l’océan Atlantique et à quand le nom d’une femme pour la même traversé ? On propose à Amelia de faire la même chose sauf qu’elle tiendra compagnie à deux messieurs, Lou Gordon et Wilmer Stulz. Qu’importe, si elle n’est pas payée, toutes les opportunités sont bonnes à prendre. Le succès de ce périple lui permet la popularité qui va lui servir plus tard.  Son réseau s’agrandit ce qui l’aidera pour ces prochains voyages. Toutefois celle que l’on surnomme Miss Lindy ne prend pas la grosse tête. Elle reste simple, accessible et à l’écoute. Sa notoriété, elle la met toujours au service de l’émancipation de la femme. Une femme n’est pas obligée d’être l’objet sexuel d’un homme, bonne juste à faire des enfants, la cuisine et le ménage sans oublié de trouver un emploi souvent mal rémunéré. Etre femme ne veut pas dire soumise, stupide et incompétente. Un changement de mentalité qui remet en cause toute une société.

Même si je regrette le choix de ne pas fait une biographie chronologique, Jennifer Lesieur trouve les mots pour nous inciter à tourner les pages. Il faut dire que les Années folles sont propices à raconter des destins incroyables d’autant plus dans une période d’avènement de la modernité. L’attrait de la nouveauté, la vitesse des évolutions sont le symbole d’un pays qui avance et qui veut être précurseur. Par conséquent, les aventuriers et aventurières prêts à tout sont nombreux. Amélia Earhart fait partie de ces femmes, modernes jusque dans son couple avec son mari, George Putnam, qui organise toute la communication dans ces pérégrinations. Il accepte qu’elle soit souvent absente, qu’elle ne s’occupe pas de la maison, qu’elle ne veut pas d’enfant et surtout qu’elle garde son nom de jeune fille. Comment ne pas être sous le charme d’une femme si courageuse et intrépide ? Outre-Atlantique, elle est encore un modèle pour des jeunes filles.

On reste quelques instants auprès de cette aventurière qui n’avait peur de rien. Le temps s’envole assez vite. L’auteure nous laisse un peu sur notre faim car on en aurait voulu en savoir plus sur tous ces voyages, ces rencontres, ces amis… Un long chapitre sur ce qui a pu arriver à son dernier voyage intéresse un peu moins car on ne sait pas ce qui s’est passé. Surtout que c’est en rupture temporel avec le chapitre d’avant. Mais n’est pas une façon peut-être de nous inciter à aller plus loin que sa mise en bouche ? L’ouvrage se dévore assez rapidement, peut-être trop. Heureusement, en toute fin on nous donne des conseils pour se plonger dans d’autres livres consacrée à l’aviatrice.

Une première rencontre avec une légende qui disparue mystérieusement qui intrigue. Une fois à la fin de l’ouvrage, on reste avec l’envie d’en savoir plus. Est-ce le début d’une aventure ?

2 réflexions sur “Amélia Earhart – Jennifer Lesieur

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