Haut comme trois pommes – Marc Levy et Florent Bégu

Les enfants comprennent-ils bien le sens de l’expression « Haut comme trois pommes » ? Dans le doute Marc Levy va les emmener dans une petite histoire qui fera sens. Voulez-vous savoir laquelle ?

Une mère discute avec sa petite fille. « J’ai vu ton petit cousin hier. Il est haut comme trois pommes, très mignon ! ». Mais l’enfant ne comprend pas ce que cela signifie. Pour qu’elle puisse assimiler l’idée, elle va lui raconter une petite histoire. « Trois petits lapins avaient élu domicile dans le jardin de Monsieur Gronchon ». Et ce monsieur n’aimait pas grand monde. Alors quand des enfants perdaient leur ballon dans son jardin, il les gardait. Quand des oiseaux chantaient dans son pommier, il les faisait fuir. Et quand ces lapins viennent détruire son joli jardin, il décide de boucher leur terrier pour les inciter à partir. Par chance, un petit garçon passait dans le passage quand il a été informé des intentions de cet homme. Il décide de prévenir les lapins. Ainsi les petits animaux ont pu se cacher et Monsieur Gronchon n’a pas eu vraiment la satisfaction d’entendre les lapins se plaindre. Très vite, il s’aperçoit que l’on s’est joué de lui et il n’est vraiment pas content. Pour se moquer d’eux, il les compare à ces pommes. Les fruits n’ont pas aimé être moqué alors rouge de mécontentement, elles tombent toutes sur le médisant. Pour être libéré du dessous du tas de pommes, les lapins lui viennent en aide. A partir de ce jour, Monsieur Gronchon est devenu gentil et bienveillant.

Le choix d’expliquer l’expression « haut comme trois pommes » peut surprendre car les mots fond sens. Etait-ce un choix de Marc Levy ou de l’éditeur ? Allez savoir mais cela implique un exercice d’écriture plus difficile car tout s’explique en mettant trois pommes l’une sur l’autre comme montré sur la couverture. Une image rend la chose claire et compréhensible. Il faut compliquer un peu le récit avec un être asociale qui fait tout pour se faire détester. Un jour, un garçon, trois lapins et des pommes vont tout changer. Il n’y a pas que les enfants qui peuvent parler aux animaux, il y aussi les fruits qui comprennent les choses et qui savent inciter leur mûrissage. Incroyable ! Peut-être un peu trop pour en faire une histoire crédible surtout avec un changement de comportement si net. La chose étrange est qu’au cœur de l’aventure l’explication est donnée : « Haut comme trois pommes ? questionna le lapin. – Parfaitement, trois petites pommes superposées ! ». Il n’en fallait pas plus éclaircir l’évidence. Au final, la lecture devient un peu incohérente et longue. Heureusement Florent Bégu met son peps et sa bonne humeur au service de l’illustration. On est ravie de tourner les pages au moins pour trouver l’escargot qui se cache dans chaque double page.

Une explication d’expression qui prend le chemin le plus long et le plus tordu pour faire lumière sur quelque chose qui va du bon sens. Dommage.

Une réflexion sur “Haut comme trois pommes – Marc Levy et Florent Bégu

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