Virus – Tome 1 – Incubation – Sylvain Ricard et Rica

Vous pensiez qu’une croisière était le bon moyen de faire une coupure avec votre quotidien ? Et si au contraire, votre voyage pouvait être le pire qui pouvait se faire avec en cadeau bonus une maladie rare ? Souvenir impérissable garantie.

Ils débarquent en masse en tenue complète avec des masques. « Toutes les équipes ont eu la photo du suspect… On n’utilise que les armes non létales, pas de violence inutile. » Ils cherchent Guillaume Roblès suite à un incident au laboratoire. Avant de lui parler de parler à son épouse, on lui fait un test sanguin et test sur l’air ambiant. Mais qui sont-ils et pourquoi font-ils des relevés avant d’enlever leurs masques ? « Je crois surtout que si on ne le retrouve pas très rapidement, on va vraiment être dans la merde ». Un laboratoire gouvernemental fait des expérimentations sur les maladies les plus graves, les plus contagieuses et il y a eu un accident. Un homme est mort et l’autre c’est enfui, le fameux Guillaume. Où est-il ? Sur une croisière techno pour éviter qu’on le trouve. Sa présence n’est-elle pas dangereuse pour les autres ? En tout cas, c’est une question que se pose le gouvernement car tout le monde n’était pas informé de ces expérimentations. Maintenant faut-il s’attendre au pire ? « Je préfère vous prévenir, cette histoire est d’ores et déjà classée secret défense… » A quoi faut-il s’attendre ? « Et bien, il n’a pas encore de nom, mais c’est une création qui a été réalisée sur la base du virus H5N1 qui normalement est un virus aviaire mais qui a été modifié afin qu’il soit transmissible à l’homme ». Et à cela se rajoute une souche bien particulière de la variole qui cause sur des souris « presque 90% de taux de létalité ». Une belle maladie avec une mortalité presque garantie dans d’horrible souffrance. Raté ou opportunité ? Sur le bateau, la tranquillité n’est pas de mise car des gens tombent malade et meurent. Heureusement qu’une équipe de télévision avec une journaliste en quête de scoop traîne ces oreilles partout. A un moment, les cadavres ne pourront plus être cachés. Faut-il prévoir un confinement ? Le navire s’arrête au milieu de la mer. Le réseau est coupé, des portes avions apparaissent au loin, des avions vol dans le ciel, est-ce pour cette rumeur de serial killer ? Le capitaine Carrera a juste le droit comme explication de dernière minute : « Un virus à ce jour inconnu serait à votre bord ». Pas le choix, il faut procéder à une mise en quarantaine pour tous les passagers. Pourquoi ? Que va-t-il se passer ?

Les virus meurtriers font partis des sujets classés secrets par les états du monde. On sait par exemple que les guerres sont des moments propices à faire des tests comme ce fameux gaz moutarde dont a pu évaluer la dangerosité. Toutefois cela a donné en 1925, sous la pression de l’opinion la signature du protocole de Genève interdisant « l’emploi à la guerre de gaz asphyxiants, toxiques ou similaires et de moyens bactériologiques ». L’Histoire et l’actualité nous ont démontré le non-respect de cet engagement plus d’une fois. La nouvelle pandémie permet de confronter les avis de scientifiques à ceux de complotistes sur la création de ce nouveau virus. Le sujet intrigue, intéresse, permet à l’imagination tous les possibles. Alors quoi d’étonnant que Sylvain Ricard s’en serve au cœur d’un récit fictionnel qui n’est pas nous interroger sur la vraisemblance de certaines réactions. Un virus créé en laboratoire, une expérience qui tourne mal et une contagion qui peut décimer une population innocente. Un scénario qui n’est pas si novateur car on l’a déjà vu dans de nombreux films, romans et comics. Pourtant, on se laisse prendre au jeu car nous sommes en France, sur un bateau de croisière, plusieurs ministères sont impliqués et on se sait comment la gestion de crise va se mettre en place. Les médias sont informés de ce qui se passe ce qui change les actions menées. Y a-t-il une bonne ou une mauvaise manière de faire ? Comment communiquer que cela soit auprès des probables victimes que des médias qui rôdent ? Car derrière se cache aussi des choix politiques, des carrières, des gestions de budget et personne ne veut perdre ni sa place et ni ces avantages. Comme le bateau est coupé de tout, tout y est possible. L’état peut dire une chose et faire son contraire. Seuls ceux qui sont dans la place pourraient contredire les faits. Et n’est-ce pas aussi une sacrée opportunité de voir les dégâts réels que peuvent faire cette nouvelle création ? C’est tout de même mieux que sur des souris. Nietsche disait : « La morale n’est qu’une interprétation – ou plus exactement une fausse interprétation – de certains phénomènes ». Dans ce cas, c’est bien au plus fort ou au vainqueur d’écrire leur vérité. Pour l’instant, on ne sait pas encore ce qui va se passer sur ce bateau car cela se termine avec une action des plus mystérieuses. Quel avenir a choisi les puissants pour tous les passagers ? Une accroche très judicieuse qui nous incite à vouloir en savoir plus.

Comment faire face à un nouveau virus? Se préoccuper du patient 0 avec des preuves ou de la propagation? L’état va vous le dévoiler.

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