Réouverture du jardin Albert Khan – Jardin japonais

Après 3 ans de fermeture, le jardin Albert Kahn ouvre de nouveau ces portes. Le temps d’une balade, vous pourrez de nouveau vous errer dans ce parc extraordinaire où se côtoie différents espaces paysagers. Que diriez-vous de découvrir le jardin japonais ?

Un peu d’histoire
Le banquier humaniste Albert Khan devient propriétaire d’un hôtel particulier situé 6 quai du 4 septembre à Boulogne-Billancourt. Son jardin n’est pas assez grand pour le projet pharaonique qu’il a en tête. Il veut créer un ensemble paysager qui se composera d’un jardin français, une roseraie, un verger, un jardin anglais, une forêt bleue, d’un marais, d’une forêt dorée, d’une prairie, d’une forêt vosgienne et enfin d’un village japonais. Il achètera entre 1895 et 1920 au fur et à mesure les propriétés avoisinantes pour avoir une surface de 4 ha pour créer un jardin à scènes Albert Kahn et son chef jardinier Louis Picart.

Des photos témoignages de ce pharamineux travail. A la disparition de l’homme d’affaire, le site tomba peu à peu dans l’oubli. Il fallut attendre 1990 pour commencer la restauration avec l’aide d’une collection d’autochromes. La question n’était pas de refaire à l’identique mais de le faire dans le respect de l’esprit du lieu et de la nature.

Je partage mes photographies que j’ai faîtes dans le style des autochromes.

Direction le jardin japonais
Lorsqu’Albert Khan revient de son voyage au Japon en 1898, il fait aménager dans son jardin, un jardin japonais. Il peut le faire dans les règles de la tradition grâce à un maître jardinier prêté par l’empereur.

A cela se rajoute deux pavillons traditionnels et leur mobilier typique importé.

Pendant un temps, il était à la mode de mettre des maisons traditionnelles japonaise dans son jardin. Ces maisons en bois avaient pour objectif d’être détruite quand elles n’étaient plus utiles. Alors certaines les vendaient et elles étaient vendus démontés à l’occident. Des japonais venaient bien souvent les installer car le savoir-faire n’existait pas (ou peu) en France, un savoir-faire qui date du VIIe siècle. Aujourd’hui, ces trois maisons restent des témoignages rares dans le monde d’une culture au 19ème.

Le jardin japonais contemporain, a été conçu par le paysagiste Fumiaki Takano qui nous invite à une promenade relaxante.

Le village japonais, plus ancien, abrite-lui un pavillon offert en 1966 par l’école Urasenke du thé à Kyôto, où l’on peut assister à une cérémonie du thé, et deux maisons traditionnelles construites sur pilotis en bois cernées de bonzaï.

La maison qui jouxte le musée en construction a dû être refaites pour prévenir tout risque lié au renfort des fondations et des écoulements des eaux. Après 10 mois de travaux, Yoshikazu Shibukawa, le maître menuisier venu spécialement de Kyoto pour les rénover, a confié les constructions aux agents du conseil départemental (CD92), propriétaire des lieux.

Espérons que ce témoignage physique sera préservé de ce bâtiment moderne. L’avenir nous le dira.

Ce qui donne aussi tout le charme au jardin sont les magnifiques ponts.

Un élément phare du jardin qui ravie autant les plus jeunes que les plus âgés, les fameuses carpe koïs. Lorsqu’on s’approche du bord, elles viennent vers vous.

Balade sur les petits chemins

Vues d’ensemble du jardin

L’entrée ou sortie du jardin japonais.

Ce jardin est un témoignage exceptionnel de l’art horticole au tournant du 20e siècle.

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