Le violon qui fanfaronnait – Katherine Pancol et Jérôme Pélissier

Quand on est premier violon, il y a de quoi avoir le gros melon. Le souci, est quand on a besoin de quelqu’un, il ni a plus personne pour vous. Est-ce inévitable?

« Quand je joue à l’Opéra, lalala je suis le roi! »  Le premier violon a une très haute estime de lui-même. D’ailleurs, il n’hésite jamais à rabaisser les autres instruments qui travaillent à ces côtés. Il récolte alors l’inimitié de chacun. Ce qui ne le dérange absolument pas. Quand la bonne nouvelle tombe, il s’enchante. L’orchestre est invité à la Scala de Milan en Italie. Ils partent tous en avion excepté Herbert, le violoniste. Lui, il préfère prendre le train. Comme il est un peu tête en l’air, il fait très très attention à son violon. Sa valeur reste inestimable. Pourtant à la gare, il se fait distraire par une girafe et monte dans le train pour Domodossola. Bien entendu, au moment où l’erreur est identifiée il est déjà trop tard. En plus, Herbert sort du train et oublie quelque chose de nécessaire. On a oublié le violon dans un train tel un objet ordinaire. La petite flûte à ces côtés essaie de le rassurer. Mais sa fierté prend le dessus et refuse d’échanger avec quelqu’un d’une catégorie si inférieure. Sauf que les circonstances changent et qu’il faut apprendre de ces erreurs.

Katherine Pancol aborde l’orgueil à travers une petite histoire d’un instrument de musique. Se croire le meilleur est un sujet qui va forcément parler à de nombreux enfants. Etre le premier violon ne veut pas être dire qu’il faut se croire meilleur que les autres. Ni même que les autres n’ont aucune importance. Qu’importe qui on est, il faut respecter les autres. Car quand on a un problème ou que l’on se sent mal, on a besoin des autres. Une jolie morale qui peut-être touchera de jeunes lecteurs. Jérôme Pélissier de son côté donne toujours autant de charme à ses dessins. Des jolies nuances de couleurs, des sourires, de la rondeur… tout contribue à construire un univers chaleureux. En plus, sur chaque double page se cache un élément incongru. Donc, on peut dans un premier temps lire le récit pleines de mésaventures. Puis dans un second temps, on peut prendre du temps pour admirer le travail des nuances de teintes et les détails comme les chauve-souris. Une activité que l’enfant peut faire tout seul ou avec sa famille. Un agréable moment de partage en perspective.

Un tome charmant qui donne envie d’écouter le son du violon et réfléchir à certains comportements à adapter.

2 réflexions sur “Le violon qui fanfaronnait – Katherine Pancol et Jérôme Pélissier

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