Les disparues d’Orsay – Stéphane Levallois

Vous aviez prévu d’aller au musée d’Orsay ce week-end ? Les muses ont disparu de la plupart des tableaux et le gardien du musée les recherches. Va-t-il les retrouver ? Pourrez-vous voir des toiles avec leur sujet central ?


4ème de couverture
Les muses d’Orsay ont disparu. Les tableaux d’Ingres, Bouguereau, Gérôme, Lautrec, Picasso, Puvis de Chavanne sont vides de toute présence féminine. Quel satire aurait pu les enlever ? Quel fou, quel pervers et jouisseur dépressif aurait pu jeter un tel charme aux égéries dodues et charmantes ? Virgile Gautrey, gardien du musée depuis 30 ans, part à la recherche du coupable. Un homme masqué vient de prendre un train magique qui s’est arrêté dans ce qui fut la gare d’Orsay. In extrémis, Virgile saute à son tour dans le dernier wagon, pour un voyage fantastique à la recherche des muses perdues. Dans sa quête, il passe de compartiment en compartiment à la rencontre de celles et ceux qui ont fait l’histoire de l’art.


Ce que j’en ai pensé ?
Catherine Meurisse nous avait déjà fait découvrir les dessous du musée d’Orsay avec la fabuleuse bd « Moderne Olympia ». Le musée a donné à nouveau une carte blanche mais cette fois-ci à un artiste à l’univers très différent, Stéphane Levallois. A sa manière, il entraîne le lecteur à la découverte du musée et des mille et une œuvres. Bien entendu, on va voir quelques grands classiques qui sont au rayon des impressionnistes mais les autres ne sont pas en reste car les muses ne manquent pas au rez-de-chaussée. C’est d’ailleurs ces dames d’Ingres, Degas, Gérôme ou Puvis de Chavanne qui se sont faits la belle. 

Alors pour raconter l’histoire, pourquoi ne pas prendre comme personnage principal un gardien de musée. Une personne indispensable au bon fonctionnement du musée. Celui si ce prénomme Virgile Gautrey et fait son métier depuis 30 ans. Il connait tous les recoins du musée. Une aventure l’attend, nous emmenant sur des chemins de l’impossible comme le suggère la couverture. Alors on ne s’étonne pas de rencontrer Toulouse-Lautrec, Dante, Picasso, Klimt ou encore que des sculptures qui parle comme Héraklès (« Héraklès tue les oiseaux du lac Stymphale« ) d’Antoine Bourdelle. C’est certain que maintenant je ne le verrais plus du même œil quand je passerais devant.

L’histoire est vraiment bien construite et aussi appréciable que l’on connaisse ou non les œuvres du musée. Mais j’ai eu des difficultés à rentrer complètement dedans à cause de l’univers graphique qui ne m’a pas séduit. Les visages difformes, les couleurs très sombres me mettent un peu mal à l’aise comme dans l’œuvre d’Ego Schiele. Pourtant les recherches graphiques et les références à de nombreux univers même de sf sont présents partout et c’est un plaisir de les identifier ou croire l’avoir fait. L’influence du cinéma est manifeste ce qui est normal puisque le dessinateur a contribué aux storybords de nombreux réalisateurs. 

Une bande-dessinée qui mérite au moins le coup d’œil pour se plonger dans un univers riche, loufoque et enrichissant. Cela vous donnera surement envie d’aller faire un tour dans cette ancienne gare devenue musée.

3 réflexions sur “Les disparues d’Orsay – Stéphane Levallois

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