Parlez-moi d’amour – Raymond Carver

imgres-24ème de couverture
Couples déglingués, vitelloni trompant leur ennui, pères et fils en quête d’une impossible réconciliation…
dans l’univers déchiqueté de l’Amérique moderne, Raymond Carber prélève les échantillons d’une humanité à la dérive. Dix-sept nouvelles consacrées à la même idée fixe : celle de la poursuite d’un bonheur qui cesserait de se dérober, et, effaçant les blessures de la vie, ferait accéder à une innocence enfin retrouvée.

Capture d’écran 2014-01-04 à 10.04.59

 

 

 

L’édition Points réédite avec une nouvelle traduction des nouvelles de Raymond Carver sous le titre Parlez-moi d’Amour, paru en 1986 aux éditions Mazarine. Mais ce livre rend-il homme à l’Amour?

Non, Raymond Carver dans ce recueil ne rend hommage à l’Amour mais plus à la mort, la dépression et la mal-être. Son état d’auteur alcoolique a du contribuer à l’inspiration de ces pauvres histoires d’une fadacité profonde. J’ai cru lire les débuts d’histoires jamais abouties.

Je pourrais inventer une histoire assez semblable comme par exemple : Jacques voulait manger des haricots vert. C’était un fin gourmet. Il profita du marché le matin pour aller faire les courses. Pas de chance, il n’en trouva pas et acheta des champignons. Fin. Passionnant non?

Une des histoires par exemple qui se nomme Aux temps des oies sauvages pourrait se résumer ainsi. Un jeune couple s’installe chez un dentiste qui contre l’entretien des locaux leur offre l’hébergement. Un jour le jeune homme du couple avait prévu d’aller chasser un ami de longue date qu’il n’avait pas vu depuis longtemps. Mais voilà, leur nouveau-né dort mal et la veille qu’il porte, le bébé n’arrête pas de pleurer. Sa femme le menace alors de le quitter  s’il ne reste pas avec elle pour gérer le nourrisson. L’homme n’alla pas chasser.

Aucune histoire n’a retenu mon attention. Aucun début, ni milieu et ni fin. Pas de chute, pas de quiproquo, de double sens. Rien qu’une véritable contrainte de lecture malgré la brièveté des nouvelles. Il m’a fallu plus d’une semaine pour lire 184 pages et plus de 10h de transport à ma disposition.

17 nouvelles sans aucun intérêt qui ne m’ont pas convaincu de ne pas rajouter un auteur à découvrir. C’est avec satisfaction que je donne ce livre qui peut-être rendras un lecteur heureux, ou pas.

9 réflexions sur “Parlez-moi d’amour – Raymond Carver

  1. Pingback: Mon auto-chalenge – 200 livres en 2014 | 22h05 rue des Dames

  2. Je n’ai jamais entendu parler de cet auteur et visiblement si l’on veut le découvrir ce n’est pas en commençant par ce recueil de nouvelles. Merci d’avoir tenter l’expérience pour nous.

    La petite nouvelle écrite de ta main en dit long sur le néant de cet ouvrage.

  3. Oups, je n’allais pas laisser passer ça 😉

    Et donc pour une fois, je ne me sens pas en accord avec ton jugement. Moi, j’ai aimé, parfois même adoré jusqu’à adhérer à ces petites histoires de couples et d’alcool, des histoires où il ne se passe pratiquement rien…
    Faut dire que dès qu’il y a de l’alcool dans un bouquin, je bois les mots de l’auteur 😉

  4. Pingback: Les lectures du mois de Juin | 22h05 rue des Dames

  5. Pingback: Bilan de la première année | 22h05 rue des Dames

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s