Ovidie après une grève du sexe décide d’avoir une aventure. Par contre, pendant la nuit il part avec fracas laissant au sol un caleçon et un emballage de préservatif. Elle se demande pourquoi cette attitude.

4e de couverture
C’est l’histoire d’un type qui te séduit et qui, une fois qu’il a obtenu ce qu’il voulait, prend la tangente en plein milieu de la nuit en te laissant un emballage de capote au sol et son calbute sale au pied de ton lit.
« Qu’est ce que j’ai fait de mal ?
Pourquoi et comment une éjaculation peut-elle causer la disparition d’un homme ?
Pourquoi est-il parti comme ça ?
Et pourquoi il m’a laissé son calbute ?
Et pourquoi ça me met dans cet état ?
Ca veut dire quoi ?
Et dans ma tête, il y a un petit vélo qui s’est mis en marche. J’avais besoin de comprendre ».

Mon avis
Le titre et la couverture ont de quoi nous surprendre. Il est rare de voir un caleçon au centre et qui soit aussi le centre du sujet. Par contre, on ne voit pas l’emballage du préservatif. Est-ce que c’était trop explicite? Là, il est question d’une interrogation très pragmatique. Après une longue période d’abstinence, Ovidie décide de passer une nuit avec un homme qu’elle connait un peu. Par contre, pendant la nuit, le gars surnommé Calbute, part comme un voleur laissant son caleçon au sol. Pourquoi a t’il agit ainsi? Et pourquoi envoyé un message 24h plus tard pour des pseudos excuses avec ce n’est pas toi, mais moi. Pour mieux comprendre cette attitude, elle décide de demander l’avis de ses ami.e.s qu’iels soient des experts dans le sexe, dans la vocabulaire, le langage numérique… chacun y va de son explication. Il est intéressant de montrer que les hommes voient majoritairement les femmes comme des conquêtes à rajouter à un tableau de chasse. C’est une façon de faire lien entre les mecs dans une bande. Encore incapable de faire le lien avec leurs émotions et faire preuve d’empathie envers leurs partenaires femmes. Apparemment, c’est un peu moins vrai avec la gen Z. L’autre choses qui surprend est que plus une femme est diplômée et moins elle trouve de partenaires. Plus un homme est pauvre et moins il trouve de partenaires. La construction sociale est assez impactante sur la relation aux autres. La dernière chose qui porte à réfléchir repose sur le fait que les femmes portent dans la forme privée cette question des pratiques sexuelles, de l’équité, des échanges sur les attentes et les pratiques. Les femmes ne sont pas des trous à dominer grâce à des pénis. Pourquoi la relation ne pourrait pas être différente? Pourquoi ces messieurs ne veulent pas de ce sujet? Pourtant, il n’est pas récent. On l’entendait déjà de la part des anarchistes du 19e. Par contre, la fin laisse un peu dubitative suite à tous ces échanges. Et la vérité était ailleurs?

Une lecture sympathique et chaleureuse qui interroge la femme face à une pratique trop ordinaire d’un mec qui tire son coup et se barre. Le vidage de couille peut être aussi autre chose qu’un sport national, parfois.

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