L’étranger – Albert Camus

images4ème de couverture
Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s’est ouverte, c’est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j’ai eue lorsque j’ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n’ai pas regardé du côté de Marie. Je n’en ai pas eu le temps parce que le président m’a dit dans une forme bizarre que j’aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français…

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Albert Camus débute son roman par Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être, je ne sais pas. Des mots petits simples et qui pourtant définissent l’univers du roman.

Meursault pourrait être un homme comme les autres mais il vit dans son univers. Pas niais mais pas non plus trop intelligent. Il brille pour sa neutralité en tout et son absence d’avis. Lorsqu’il va à l’enterrement de sa mère, il croise une femme, Marie sur le chemin du retour et tombe sous son charme. Parfois, ils font l’amour chez lui. A côté de son appartement, Raymond a quelques soucis avec une des amantes qu’il a d’ailleurs battu. 

Ce dernier invite le couple dans un cabanon pas très loin de la plage pour mieux apprendre à se connaître. Mais voilà, ils vont faire une rencontre qui va tout changer. Les frères de la jeune femme bafouée viennent demande justice. Une bagarre s’ensuit, dans laquelle Raymond est blessé. A la suite de cela, Meursault va avoir besoin d’un moment de solitude et va de nouveau aller se balader sur la plage. C’est alors qu’il pense voir un des précédent assaillant. Aveuglé par le soleil et croyant au reflet d’un couteau, il sort son arme et tue le jeune garçon. 

Au procès, il ne peut expliquer les quatre balles tirées en plus dans le jeune homme. D’ailleurs, il ne montrera aucune émotion suite à son acte tout comme à l’enterrement de sa mère. Son comportement surprend et le rend coupable aux yeux de tous. A la fois absurde et tellement véridique dans une société qui juge beaucoup par les apparences et dès que l’on sort des clous, la tolérance va à la sévérité.

Malgré certains que j’ai apprécié dans l’histoire, je n’ai pas trouvé ce roman bouleversant ou surprenant par aucun de ces aspects. Il est bien à lire et permets de garder en soi une révolte contre l’injuste même si ici, Meursault a tué un homme plus au moins volontairement. Il n’est pas innocent des faits reprochés mais le jugement aurait-il été différent si il n’aurait tiré qu’une balle? ou s’il aurait eu des remords? Personne ne peut le savoir, même l’auteur, décédé.

Une réflexion sur “L’étranger – Albert Camus

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