Millefeuille – Leslie Kaplan

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Les jours précédents avaient été pénibles, très pénibles, il se le disait en se traînant vers la cuisine et en se faisant du café, il aurait aimé, il pensait, les effacer, les supprimer, ne plus du tout avoir à y penser. Eh bien n’y pensons plus, il se le dit avec une vigueur qui contrastait avec ses gestes lents et mous, eh bien n’y pensons plus. La radio lui indiquait qu’on était le 1er septembre, Tant mieux, dit Millefeuille à voix haute, tant mieux, à bas l’été, dit encore Millefeuille, vive l’automne, vive la rentrée, vive la reprise, vive les gens qui travaillent, à bas… Il s’arrêta, chercha, et dit très fort, Tout le reste, à bas tout le reste. L’adversaire avec lequel il débattait n’était autre que lui-même, bien entendu, mais en un sens, il fallait s’en méfier d’autant plus.

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Un livre qui m’a emmené à la rencontre de Jean-Pierre Millefeuille. Il habite rue Bourdelle. Il est retraité. Il adore se balader dans la rue et discuter avec des inconnus. Et aussi, très important, il patauge dans la semoule.

Jean-Pierre que l’on appelle souvent juste Millefeuille, comme le gâteau. D’ailleurs, comme ce dernier, il possède plusieurs couche dans son identité. Veuf, il est entouré de quelques amis et son fils, Jean. Bien entendu, il a obsession : la mort. Passionné par Shakespeare, il relit de façon maniaque les livres ou des passages cela l’aide aussi à moins se perdre et avancer dans la rédaction de son article sur les rois.

Les petits chapitres se succèdent racontant le quotidien de se papi qui varie très peu. Par chance, à aucun moment ne nous est raconté ces problèmes gastriques. Les sursauts de clairvoyance côtoie les moments où il se perd en conjoncture surtout quand il voit la mort arrivé. Il ne veut pas mourir et n’arrête pas de répéter qu’il aimerait être immortel. La redondance m’ennui tellement que je n’avais qu’une seule hâte arriver à la fin du livre, à la page 233.

Lire la vie d’un vieil homme qui se perd en lui-même m’a rappelé tellement de personnages âgés proches ou lointaines de moi que cela ne m’a pas touché. Je me suis tellement ennuyée dans la découverte de cet homme qui reste en circuit fermé inlassablement. En tout cas, quitte à lire l’histoire d’un vieux autant en rire avec Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire.

Prix
2012 : Welper –  Fondation La Poste

2 réflexions sur “Millefeuille – Leslie Kaplan

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