
Louison est ravie de passer l’été avec sa famille. Une chose incroyable va se dérouler et elle gardera le secret. Un moment qu’elle ne risque pas d’oublier.
4e de couverture
Louison et sa grande sœur viennent passer les vacances d’été chez leur grand-mère. Mais malgré l’immense jardin de la maison et le soleil éclatant du sud, la cadette s’ennuie, attendant avec impatience l’arrivée de ses grandes cousines. Lorsqu’elles arrivent enfin, Louison s’aperçoit que ces dernières ont désormais des préoccupations adolescentes et mieux à faire que jouer avec elle. Délaissée, elle reprend ses déambulations solitaires jusqu’au jour où elle fait la rencontre de Lise. Une jeune fille qui n’est autre que le fantôme de sa grand-tante, morte il y a soixante ans dans des circonstances mystérieuses. Restée figée dans cette période de l’enfance que Louison n’est pas pressée de quitter, Lise devient rapidement une confidente. Une amie aux mystérieux pouvoirs…
D’une originalité profonde, ce roman graphique baigné par les douces nuits des vacances d’été est autant un récit sur l’enfance qu’un conte contemporain où le surnaturel forme le prisme du passage à l’âge adulte. L’œuvre maîtrisée d’une jeune autrice à suivre de près.
Mon avis
La couverture a quelque chose d’intrigante. Pourtant tous les éléments sont bien présents entre l’ombre, Louison et le titre. Elizabeth Holleville montre son ingéniosité pour titiller le potentiel lecteur. Elle ne donne pas la réponse tout de suite par rapport au titre. En attendant on découvre la famille. Elle vient chez sa grand-mère avec ces cousines. Pour elle, elle a hâte de passer du temps avec elle comme l’année dernière. Les choses ne se déroulent pas comme prévu. Déjà, les filles ne se comportent pas pareil. Elles veulent plaire et séduire des garçons. Elle est considérée comme un bébé qui nuit à l’essor de ces adolescentes. La fillette ne comprend pas et personne ne lui explique cette phase qu’elle aussi connaîtra un jour. La tension s’installe entre elle. En plus, entre les cousines, un baiser sur la bouche change la dynamique. A cela se rajoute la grand-mère qui vie dans sa maison depuis sa jeunesse. Elle perd la mémoire puis son chien meurent tué par le voisin. Le cadre est posé et permet à l’histoire centrale de s’épanouir. La soeur de sa grand-mère morte enfant hante le jardin. Seule Louison peut la voir et discuter avec elle. Au début, c’est troublant, puis plaisant puis effrayant pour l’enfant. Le malaise est toujours présent. La joie est juste une image quand on est prie en photo. Les apparences restent le plus important. Les vacances se terminent et avec ces tensions ainsi que les non-dits. On reste aussi sur sa faim car personne ne s’occupe de la grand-mère, personne ne parle d’homosexualité, personne ne parle d’injonctions des adolescentes à vouloir être des objets sexualisés… Les portes sont ouvertes et restent ainsi car au final, ce n’est pas intéressant. Elle donne juste de la tension. Les couleurs chaudes de l’été ne contrebalance pas l’impression d’inconfort. On referme l’album déçu car on aurait voulu un bout de merveilleux et non encore du sombre et du triste.
Les vacances sont bien souvent un moment de découvertes et de rencontres dans tous les sens du terme.
Votre commentaire