Le Louvre n’est pas un musée ordinaire. Il propose des visites vers des mondes incroyable. Parfois, il faut faire attention où l’on met les pieds pour éviter de tomber dans l’eau.

4e de couverture
Le musée du Louvre est devenu île, sous les crayons de couleurs de Florent Chavouet. Muni d’un pass délivré par les autorités du musée, il se rend sur ce territoire insulaire à la rencontre de ses habitants (ceux qui travaillent dans cette institution), de ses visiteurs (les touristes du monde entier) et de ses paysages (l’ensemble des salles et des oeuvres exposées). Carnet de voyage en main, l’auteur s’amuse à nous décrire cette île-musée et ses traditions. Au fur et à mesure de ses déambulations, il nous plonge ainsi dans la vie quotidienne du Louvre, restituant avec un sens du détail digne des plus grands enlumineurs les lieux les plus courus comme d’autres bien moins connus. Les Editions du Louvre et Futuropolis poursuivent avec Florent Chavouet leurs parutions où carte blanche est donnée aux artistes.

Mon avis
Quand on regarde la couverture, quelque chose nous intrigue. Le Louvre est-il vraiment un musée île? Et pour y accéder en bateau? On y voit les traces de l’eau qui bouge avec des bateaux de différentes formes. Le Louvre fait appel régulièrement à des bédéastes pour donner à voir ce gigantesque musée autrement. Florent Chavouet en propose un autre regard car il se raconte dans l’exploration des lieux et des gens qu’il rencontre. Puis doucement, une folie douce l’envahit. On voit autrement les salles grâce aux témoignages des gardiens qui doivent faire face aux innombrables questions qu’ils ont comme ou est la Joconde, ou est les oeuvres de Monet, ou est L’anus de Milo, le temple d’Abou Simbel, ou voir les pyramides égyptiennes… Sans oublier les critiques de visiteurs sur leur travail d’attendre ainsi que de surveiller. Une chose assez amusante avec le fait qu’ils doivent faire attention aux orteils des sculptures car des gens apprécient les voler discrètement ou pas. D’ailleurs, certains ne se gênent pas pour toucher avec des excuses bidons. L’hypocrisie est de mise. On voit que ce n’est pas un métier si neutre au final et pas très enviable. L’artiste suit aussi des visiteurs curieux de leurs parcours, de leurs idées, de leurs pensées, de leurs connaissances ou méprises… Par conséquent, cela donne forcément des pépites comme on en a tous déjà entendu. La bd est très esthétique comme un carnet de cocasserie et de bizarrerie d’un musée si ordinaire quand il est un incontournable des touristes. Par contre, il n’y a pas de fil rouge et c’est un recueil de dessins et de témoignages, volontaires ou non. On aurait aimé aller plus loin qu’une simple restitution de balades. Cela donne une idée du musée que l’on y soit déjà allé ou pas. Mais on l’oubliera après la lecture et on aura pas vraiment envie d’avoir la bd dans sa bibliothèque.

Un voyage dans un musée qui montre ce que dont on parle peu au public.

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