Ophélie mène une vie remplie d’incertitude. Elle ne sait pas se projeter et commet un vol. Elle doit reprendre le fil de sa vie.

4e de couverture
Ophélie a 19 ans et possède cette vulnérabilité que l’on a souvent au début de l’âge adulte… Elle n’aime ni l’ennui ni la banalité. Elle fuit les êtres fades, comme sa mère… Mais elle est fascinée par son amie Clémence, qui lui fait rencontrer son petit ami. Cette fascination se transforme en emprise, jusqu’au jour où elle commettra l’irréparable et devra effectuer des travaux d’intérêt général…

Mon avis
En regardant la couverture, un imaginaire sur la nature vient nous séduire. La couleur verte rajoute un côté liberté avec des animaux qui s’animent. Par contre, assez vite, on comprend qu’il n’est nullement question de forêt, de jardin, d’animaux, de biodiversité… L’histoire est centrée autour d’Ophélie, 19 ans, qui a commis un vol. Elle doit faire des heures d’intérêt général dans un musée. Ses tâches sont d’épingler des mouches pour la conservation et faire des cadres pour stocker les insectes séchés. Ce n’est pas très palpitant mais celui permet d’échanger avec des adultes autre que sa mère, avec laquelle, les échanges restent limités. En parallèle, elle sort avec un gars qui parfois la flatte et l’autre la rabaisse. Surtout, même si elle n’a pas envie de faire l’amour, c’est lui qui choisit. Le consentement n’a pas sa place. Sa meilleure amie va partir à Londres avec son nouveau copain. Il y avait de la matière à raconter des choses complexes surtout que l’adolescente qui a du laisser tomber sa passion pour la danse pour des raisons de santé. D’autant plus que l’on est censé entendre la pensée d’Ophélie et donc d’être au plus proche de ces interrogations, de ces doutes… Pourtant, cela reste assez en surface. On attend qu’il se passe quelque chose, que l’on assiste à une prise de conscience, qu’elle questionne le viol conjugale… Rien de tout cela. Elle finit ces heures et c’est tout. L’ennui grandit progressivement et on reste sur sa faim. On a envie qu’il se passe quelque chose pour cette fille qui semble avoir du potentiel. Et rien du tout, elle continue comme avant avec légèreté et se contenté de peu. Pas de de prise de conscience de sa valeur, de son éthique, de ses espoirs. Pourquoi? Les évocations avec la nature ne serve pas à grand chose. On parlerait de cuisine ou de légumes cela serait pareil. Qu’est-ce que cela apporte de parler de mouche ou papillon? Faire quelques parallèles dans des rares moments d’interrogations? C’est vrai, c’est assez esthétique. Le dessin est chaleureux avec ces couleurs douces. On tourne les pages car c’est mignon et que ce n’est pas oppressant. Ce n’est pas suffisant pour autant, dommage. Rien que de critiquer son copain, son comportement, sa soumission à lui donnerait du volume et incite à développer l’esprit critique. Ce type de mec, tellement vraisemblable, mérite un focus pour les fuir et montrer leur dangerosité. Pourquoi laisser tomber? Est-ce normal et banal? Cela ne le devrait pas même dans la fiction.

Une lecture qui nous laisse sur la faim car au final on reste dans le doute et la légereté alors qu’aucune situation ne l’autorise vraiment.

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