Qu’importe les diplômes, un emploi c’est difficile à trouver. Brisa en sait quelque chose et cela l’a navre au plus grand point. Ceux qui ont des parents riches, n’ont pas de préoccupations à avoir.

4e de couverture
Après des mois de recherches infructueuses, Brisa trouve un emploi dans une agence branchée, spécialisée dans la conception de ronds-points en Espagne. Jeune sculptrice, elle va enfin pouvoir mettre ses talents artistiques au service de projets enthousiasmants et quitter son boulot de serveuse. Rapidement, elle trouve sa place, sympathise avec ses collègues et gagne en responsabilités, mais elle a du mal à cerner Delfin, le directeur. Derrière son visage tout sourire, celui-ci nhésite pas à abuser de son pouvoir et dépasse trop souvent les limites. Et dailleurs, que fait-il de ses journées ? Alors que les conditions de travail se dégradent à l`agence, il passe son temps à arroser les plantes…

Mon avis
La couverture nous attire aussitôt le regard, faisant pensé à « Yoga Shalala ». Par contre, c’est un autre univers qui se propose à nous. Avec un manège à enfants, on ne fait pas le lien avec le monde du travail. Brisa cherche un emploi et elle est diplômée. Elle pensait qu’elle pourrait trouver facilement. Toutefois, il n’en est rien. Car les emplois précaires sont convoités aussi par de nombreux surdiplômés. Le monde de l’entreprise est ravie de cela, d’avoir de la main d’oeuvre de qualité pour des bouchés de pain. Ils abusent d’eux car ils savent la situation précaire dans lesquels ils vivent. Alors c’est normal de leur donner le minimum d’argent, leur demander le maximum de temps et le maximum d’investissement. Trouver des gens c’est tellement facile. A cela se rajoute, le patron, fils à papa, totalement incapable de travailler et de gérer quoi que se soit. Son père lui amène des contrats grâce à des dessous de table. Il est normal qu’il soit totalement nulle. Dès qu’il sent que quelqu’un s’aperçoit de la supercherie, qu’il est jaloux et que son père lui fait des remarques, ils virent à tour de bras. Donc, on voit un père, un vieux homme blanc, qui se sent supérieur à tous et il méprise les femmes. Elles sont soit des prostitués ou des mères, rien de plus. Donc la misogynie est de mise et le fils du patron simplet l’accepte. D’ailleurs, il n’a ni d’avis, ni d’idée, ni d’amis, ni de compétence. Au final, l’argent de son père le fera toujours réussir alors que les autres devront se battre pour trouver un emploi intéressant. La bédéaste a choisi de montrer une fin réaliste et triste car les riches s’en sortent toujours. Elle montre le mensonge, l’hypocrise, la manipulation et surtout l’injustice. Le dessin particulier avec un style faussement naïf avec des formes géographiques marquées et une palette de couleurs très variée. Cette singularité montre une histoire avec distance, rien de tel pour nous faire réfléchir à aujourd’hui. Et se rendre compte que la société est ainsi injuste.

Une lecture originale qui aborde la thématique du travail pour mieux rendre compte que seul les plus riches pourront toujours s’en sortir.

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