Mademoiselle Bang n’est pas une fille ordinaire. Elle est curieuse et volontaire. Grâce à sa détermination, elle accède à des hautes fonctions en gardant secret sur son sexe.

4e de couverture
Les Bang, un vieux couple coréen, attendent enfin leur premier enfant. Persuadés qu’il s’agit d’un garçon, les futurs papa et maman laissent leur servante lui préparer des habits masculins de tous âges. Mais voilà qu’arrive une petite fille, Mademoiselle Bang… Qu’importe, car la petite a du caractère, et décide de s’habiller comme un garçon, mais aussi de ne rien se refuser des privilèges réservés à ce sexe dans la société médiévale coréenne ! Mademoiselle Bang sera donc aventurier, général, vagabond, en un mot : libre !
Une adaptation pétillante, libre et délicieusement féministe d’un roman coréen du XIXe siècle, dont Yoon-sun Park met en valeur toute la pertinence, la drôlerie et l’aventure. Une fable sur le genre en phase totale avec les interrogations du monde d’aujourd’hui.

Mon avis
Mademoiselle Bang a toujours été une enfant singulière. Comme elle avait des aptitudes et de la curiosité, elle ne pouvait pas être un garçon. Les filles doivent rester gentilles, se taire, faire de la peinture et apprendre à parler. Alors que faire quand on a envie d’apprendre et de s’épanouir. Le père choisi de faire passer sa fille pour un garçon comme tout le monde le prenait aussi pour un garçon. Seule la servante de la maison trouvait cela déplacer. La jeune femme poursuivit au décès de ses parents et arrive même au statut de haut fonctionnaire. Là, elle doit choisir une épouse. Par chance, il trouve la bonne partenaire qui voulait être libre. Si chacun respecte l’autre, tout ira bien. Grâce à ce pacte, elles vivent d’incroyables aventures. Même un enfant leur ai apporté par le hasard. Après de nombreuses batailles, la famille peut prendre un nouveau départ loin du faste et des imprévus. Cette adaptation féministe d’un roman coréen du XIXe siècle est assez audacieux et joyeux. On apprécie de tourner les pages avec des chapitres courts et toujours remplies d’aventure et de surprises. Le dessin un peu candide apporte de la fraicheur et apporte l’idée d’une histoire d’un autre temps. Toutefois la fin arrive trop vite et il nous manque quelque chose entre la fin des combats et la retraite en famille avec le dragon et l’enfant. Une dizaine de pages en plus aurait fait une oeuvre totale. Quelle modernisme de montrer une fille prendre les atouts d’un garçon et de réussir. A la fin le roi, reconnaît que ce n’était pas si grave qu’il soit une fille. Une bande dessinée à mettre entre les mains des filles pour qu’elles se rendent compte que maintenant, elles n’auront pas à se travestir pour aller dans un monde d’hommes. Elles devront affronter des épreuves, cela ne sera pas toujours facile. Il y aura toujours deux messieurs qui veulent garder à tout prix leurs privilèges pour que personne ne puisse les remettre en question et voir leur retirer. La détermination sera un atout pour avancer. Surtout, il faut s’entourer de personnes à qui faire confiance et qui soutiendront dans toutes les étapes. La solidarité, l’amitié et l’amour sont des piliers indispensables pour avancer dans la vie. On ferme la bd avec le sourire.

Une lecture joyeuse et festive qui redonne le sourire et donne à espérer des jeunes filles.

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