Quand une amie est dans le pétrin, Max et Lili viennent l’aider. Emilie ne sait pas quoi faire face à sa mère alcoolique. L’amitié apporte du soutien là où il est nécessaire.

4e de couverture
Émilie ne veut pas que Lili vienne dormir chez elle… Lili découvre une maman gaie et triste. Pour lui faire plaisir, elles montent un spectacle-surprise avec Max pour la fête du quartier, mais est-ce la bonne solution ? Ce livre de Max et Lili parle des problèmes d’alcool d’un parent, de cette maladie des sentiments, cette trop grande sensibilité que l’alcool endort… L’enfant assiste impuissant à cette souffrance, il essaie de protéger ce parent qu’il aime, de le guérir tout seul et le faire arrêter de boire. Difficile de dire ce qu’il ressent : l’inquiétude, la honte, la peur que ce soit de sa faute, de ne pas être assez aimé. Cette histoire montre des parents qui trouvent de l’aide et un enfant qui se sent moins seul !

Mon avis
Les personnages de Max et Lili reposent sur une série qui cartonne auprès des enfants à partir de 7 ans. Pourtant, l’approche ici encore est assez surfaite et sans dossier à la fin pour permettre aux jeunes lecteurs de trouver les acteurs qui peuvent les aider dans des situations difficiles. L’alcool n’est pas un simple sujet sans gravité, ni conséquence. Il est bien de montrer Emilie qui ne sait pas trop comment faire face à l’alcoolisme de sa mère. Quand Lili vient dormir chez elle, elle se rend compte du problème. Elle évoque le sujet avec son frangin puis ces parents. Grâce à leur solidarité, ils arrivent à proposer de l’aider et la mère accepte. Par contre, il n’est nullement montrer ce qui se passe par la suite. Conseiller à un enfant de dire à son parent qu’il boit et ce que n’est pas bien, ne semble pas une si bonne idée. Un alcoolique sait qu’il boit et que c’est socialement répréhensible. Donc, ces personnes sont dans le déni et peuvent très violent si on les cherche. Dire à un enfant, qu’il doit à son parent qu’il l’aime pour qu’il arrête de boire est assez simpliste. Un adulte ne boit pas car son enfant ne l’aime pas assez et qu’un Je t’aime pourrait tout changer. C’est totalement idéaliste. L’alcoolisme est une maladie grave et aussi une honte sociale. On ne peut pas aider quelqu’un qui ne le veut pas. Ce n’est pas non plus avec un ancien alcoolique pendant une soirée où la personne est bourré que le déclic se fait. C’est trop idyllique et simpliste. Les conseils donnés pour les enfants sont aussi trop légers et assez inappropriés. La famille peut boire et les enfants n’en sont jamais la raison. Ils subissent et le livre ne permet pas de comprendre la compléxité de la maladie. D’ailleurs, ce n’est pas écrit que c’était une maladie. A la fin, il n’y a aucune association, aucun numéro pour aider autant les alcooliques que ceux qui subissent les alcooliques. Les enfants concernés pourront se sentir représentés mais au final, ils ne repartent avec rien. L’édition aurait pu se faire en partenariat avec des professionnels de la santé spécialisée dans l’alcoolisme, l’ouvrage aurait servi de référence. Encore un tome décevant qui confirme qu’il ne faut pas offrir cette série trop inaboutie et avec des bons sentiments trop mielleux et gentils.

Abordé l’alcoolisme dans un ouvrage jeunesse est une très bonne idée. Toutefois, il est dommage que cela ne soit pas fait avec sérieux et respects pour les victimes d’alcoolisme.

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