Howard Carter est passionné par l’Egypte et devient rapidement un expert. Grâce à sa détermination et son pouvoir de persuasion, il arrive à avoir une zone d’exploration. La chance l’amène à découvrir la tombe presque intacte de Toutankhamon.

4e de couverture
L’histoire de l’homme têtu qui a découvert en 1922 le tombeau de Toutankhamon, l’une des rares nécropoles égyptiennes quasi intactes.
Howard Carter est peintre animalier et paysagiste quand il rencontre, en 1891 en Angleterre, l’égyptologue Percy Newberry qui lui propose de l’accompagner en Égypte à la recherche de la tombe d’Akhenaton à El-Amarna, capitale du pharaon. Il sera chargé de dessiner les objets et les scènes découvertes. De fil en aiguille, il délaisse ses crayons pour devenir un professionnel de l’archéologie de l’Égypte antique.
Sur fond de rivalités entre égyptologues français, anglais et égyptiens, Carter est nommé inspecteur en chef des Antiquités égyptiennes à Louxor. Mais son caractère entêté lui vaudra d’être démis de ses fonctions.
En 1909, le riche mécène Lord Carnarvon sollicite Carter : il souhaiterait qu’il mène des fouilles autour d’El-Amarna. Mais Carter propose d’aller à Thèbes, la capitale de Toutankhamon, dans la vallée des Rois, prospecter un périmètre jamais fouillé auparavant, près de l’entrée du tombeau de Ramsès VI. Lord Carnarvon accepte, pour une seule mission. Carter s’y installe en 1910.
En novembre 1922, après trois mille ans de silence, la nécropole est découverte. Elle porte le sceau intact de Toutankhamon, jeune pharaon de la XVIIIe dynastie. Commence un travail qui durera dix ans : il s’agit de répertorier les objets, ouvrir la chambre funéraire, atteindre le sarcophage puis la momie du pharaon.

Mon avis
Le choix du sujet est assez bien pensé. L’Egypte cela fait toujours rêvé. Il n’y a qu’à voir le succès des expositions sur le sujet tout comme le nombre de documentaire. Il y a même de la place pour les femmes pharaons dorénavant. Toutankhamon reste celui qui possède le plus de mystère avec des objets magnifiques avec de l’or et des pierres précieuses. Toute un pan de l’Histoire se dévoile. Mais là, on immerge le lecteur aux côté d’Howard Carter. On découvre comment un gars sans sous arrive à exploiter le désert de l’Egypte. Les anglais paient pour l’exploitation d’un sol avec l’espoir de découvrir des pièces incroyables avant les pilleurs. Tout est politique et il est important de travailler des liens avec les personnes importantes. C’est l’aspect relationnel qui est le plus important. Sans cela, la tombe sera encore sous de très nombreux gravats. Un aspect qui est souvent abordé dans les documentaires sans oublier de s’attarder sur le trésor. Là, il est assez secondaire. On voit quelques éléments mais surtout le masque d’or qui a demandé de décapiter la momie. Les passionnées d’objets risquent d’être déçu car vous n’aurez pas d’information sur les rituels, la structure des tombes ou autre. Des informations complémentaires se trouvent dans le dossier écrit à la fin. On apprend quelques éléments et on se laisse porter. Sans surprise, on découvre des histoires d’hommes blancs riches qui s’ennuient. Ils exploitent des locaux qui ne sont jamais mis en avant, c’est dommage. Sans cette main d’oeuvre pas cher rien n’aurait été possible. Par contre, le dessin alourdi beaucoup la lecture avec beaucoup de détails et le fait que l’on ne distingue pas forcément tous les personnages. Ils se ressemblent même dans leurs attitudes méprisantes, hautaines et suffisantes. On n’est pas très convaincu par cette lecture qui est trop classique sur la forme et manque de suspens ainsi que d’humanité.

Une lecture qui nous donne envie de revoir un documentaire sur le sacré Toutankhamon.

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