Pour certains, la cuisine est un art. Benoît Peeters bien qu’issu d’une famille modeste , il développe une véritable passion aussi bien pour la dégustation que la préparation. On découvre son parcours qui passe de néophyte à expert à travers le dessin d’Aurélia Aurita.

4e de couverture
Une autobiographie culinaire de Benoît Peeters.
Entre 18 et 25 ans, la cuisine a tenu une place immense dans la vie de Benoît Peeters. Après un repas chez les Frères Troisgros à Roanne, alors le restaurant le plus célèbre de France, le jeune homme apprend la cuisine avec passion, en autodidacte. Quand il laisse tomber la préparation du concours de Normale Sup et que ses parents lui coupent les vivres, Benoît tente de devenir cuisinier à domicile ! Entre deux articles et un job dans une librairie, il s’essaie aux recettes les plus subtiles… et se confronte à la rudesse du réel.

Mon avis
Quand on connaît la passion de Benoït Peeters pour la bande dessinée, on ne s’étonne pas de trouver une autobiographie sur une autre de ces passions : la cuisine. Il se rapproche d’Aurélia Aurita dont il admire le travail pour réaliser la mise en récit. Grâce à son trait léger et dynamique, elle propose un récit initiatique tout en noir et blanc. Elle propose quelques touches de couleurs qui apportent beaucoup de dynamisme. Il lui ouvre son intimité où il se dévoile simplement. Bien qu’issu d’une famille modeste, il développe une appétence pour le goût. La révélation apparaît en goûtant à l’escalope de saumon à l’oseille des frères Troisgros. Il tente de reproduire des recettes, s’achète des livres de cuisine, invite des amis… D’ailleurs, il s’inspira même d’un ouvrage de Roland Barthes sur lui, pour l’inviter à un repas réalisé par ses soins. C’était le seul directeur de thèse à avoir accepter son sujet sur Hergé. Le sémiologue a trouvé ça très bon mais pas en assez grosse quantité.

Les aventures se poursuivent avec des rencontres hors du commun, des préparations audacieuses et surtout des moments inoubliables avec des amis. Impossible de ne pas parler de son ami François Schuiten, qui publie déjà chez Métal hurlant, un ami d’enfance ou de Jérôme Lindon son premier éditeur. Aurélia Aurita rend le chef amateur très attachant grâce à sa passion, sa générosité, sa bienveillance, sa curiosité… Il n’a aucun défaut et n’a jamais fait de faux pas. Grâce à ça, il a construit un réseau d’amis fidèles sur qui il a toujours pu compter. De nos jours, il a fait son nom dans le monde du 9e art et est une référence. Qui ne connaît pas « Les cités obscures »? Un homme qui donne envie de le connaître pour parler autant de cuisine et de bande dessinée. Malheureusement, nous sommes personne, alors on se contente de l’écouter lors de conférence et c’est déjà beaucoup.

Une lecture qui permet de faire la rencontre d’un homme curieux et passionné.

2 réponses à « Comme un chef – Benoît Peeters et Aurélia Aurita »

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