Moi aussi – Tome 2 – Reiko Momochi

Satsuki Yamaguchi décide d’être le visage d’un combat. Elle devient celle qui ose porter au regard de la société des comportement honteux des hommes. Le harcèlement sexuel est inacceptable.

4e de couverture
Basé sur une histoire vraie, Moi aussi raconte le combat d’une jeune femme, victime de harcèlement sexuel, pour se faire entendre dans une société patriarcale. Le mur des institutions, la lutte d’une femme contre tout ce que symbolise  » l’entreprise « …
Satsuki Yamaguchi travaille en intérim en tant qu’opératrice dans un service client téléphonique. Elle est aussi formatrice pour les nouveaux employés. Très investie dans son travail, elle devient malheureusement la cible du harcèlement sexuel d’un de ses supérieurs. Ce récidiviste notoire a jeté son dévolu sur Satsuki… Sombrant peu à peu dans la solitude et l’isolement, la jeune femme réussira-t-elle à briser la loi du silence ?

Mon avis
Reiko Momochi s’est inspiré d’un fait réel pour son manga. En deux tomes, il décide de mettre sur le devant de la scène le récit d’une lutte concernant un problème sociétal. Les hommes abusent de leur statut dans la hiérarchie pour abuser des femmes inférieures. Ainsi elles ne peuvent pas se retourner contre leur supérieur. Il a tout pouvoir pour avoir toutes les faveurs qu’ils souhaitent. Bien entendu, ce qui intéresse ces gros pervers et vicieux, c’est le sexe. Qu’importe qu’il ne soit pas consenti. Seul leur propre satisfaction compte. Ils ne sont pas chefs pour rien. Et si la femme agressée à un problème, il ne tient qu’à elle de partir. Combien de femmes ont besoin d’un emploi à tout prix? Quelles séquelles derrière y a t’il? Le harcèlement sexuel ne doit pas être considéré comme une chose anodine. Le mangaka parle avec son personnage Satsuki Yamaguchi qui a tout affronté pour un peu de reconnaissance. Il souligne aussi que c’est un combat très long et difficile. Heureusement qu’une association est là pour l’accompagner et la soutenir. Est-ce possible sans cela? On devrait se demander si c’est juste que cela soit si complexe et intrusif. C’est à l’image d’une société qui dit se vouloir égalitaire et accepte l’inégalité. Ce n’est pas une simple fiction, loin de là. Ce qui est retracé est tellement proche de la vérité. Et ce n’est pas propre au Japon. Toutes les sociétés basées sur du patriarcat reposent par conséquent sur un rapport de supériorité/infériorité et au bénéfice de ces messieurs. En France, le sujet devient un peu plus prégnant sans pour autant vraiment changer les choses dans le fond. Le taux de femmes qui se font violer et tuer par leur conjoint ou ex-conjoint augmente tous les ans. L’Etat se félicite même de former ses policiers et gendarmes à prendre les plaintes des femmes et en 2022 pas en 1920. Ce qui signifie qu’à la base on ne les a pas former à une partie de leur travail et que les agressions sexuels restent sans importance, à la limite une main courante qui ne sert à rien. Un ouvrage coup de poing très significatif d’un malaise et d’un être complet. Et dire que l’on préfère toujours accuser les victimes de dénoncer au lieu des agresseurs montrent bien que l’on préfère mettre la tête dans le sable que faire front à un vrai problème. Comme quoi, il reste toujours préférable de naître homme, tout est plus facile.

Une série poignante et sensible sur la reconnaissance du harcèlement sexuel et de ces conséquences.

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