
Jeremiah et Kurdy décident de participer à un vol qui devait bien se tourner. Malheureusement, les choses tournent mal et les deux héros ont risqué gros. Par chance, leur ingéniosité et leur savoir-faire leur permet de s’en sortir presque indemne.
4e de couverture
Une denrée se fait rare dans l’univers dans lequel nos deux nomades séjournent.
Malgré le conflit atomique, il subsiste quelques véhicules motorisés et le carburant est maintenant de valeur quasi inestimable ! Voila ce qui motive Jeremiah et Kurdy à participer à cette petite virée dans un endroit assez inhospitalier.
En effet, certaines personnes ont bien compris ceci et protège manu militari les quelques sources qui subsistent…
Mon avis
On poursuit la découverte de la série « Jeremiah » avec ces deux héros. Jeremiah et Kurdy ont fait la paix et peuvent reprendre leurs activités de malfrats. En même temps, il n’y a pas tellement d’activités possible dans un monde post-nucléaire. Bien que toutes les usines et autres ne fonctionnent plus, le pétrole a toujours de la valeur. Alors allez vider une vieille pompe où il reste de la matière visqueuse est dangereuse mais rentable. Pour gagner un peu d’argent, on est prêt à tout. Le duo d’amis participe à la récupération de la matière dans une zone abandonnée. L’équilibre dans la bande de bandits est fragile. On y voit un grand balourd simple d’esprit avec ces parents méchants et aigris. En plus, on y voit une belle femme qui sait jouer de la gâchette ainsi que de son charme. Elle voudrait que Jeremiah réponde positivement à ses appels du pied. Pour la peine, elle lui envoie le gros lourd qui veut lui plaire. Hermann utilise toujours les femmes comme des personnages qui créent des embrouilles. Et on ne s’étonne pas d’en voir hypersexualisée avec des poitrines généreuses, des corps dénudés et des hommes qui les regardent comme des objets. Il faut satisfaire le lecteur mâle. Cette posture vieillit toujours mal dans les séries d’une autre époque. Toutefois, on se laisse porter par le récit qui pour une fois est complet. On n’a pas l’impression que la fin est bouclé complètement sans aller trop vite. La tension a le temps de s’installer avec des rivalités de hautes voltiges. On n’a pas le temps de s’ennuyer ainsi se succède des bagarres, des étranglements, des échanges à l’arme à feu, un doigt coupé… Pour garder des trésors, certains sont prêts à tout. Il y a un prix à payer pour ce choix car les potes sont increvables et peuvent tout affronter. Le bédéaste montre toujours son talent pour proposer des paysages assez précis surtout que pour une fois on peut voir la mer. Par contre, pour les visages, ils sont toujours autant marqués et assez horribles. On s’habitue au style.
Une lecture qui dépayse et qui fait voyager dans le temps.

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