Perfect world – Tome 10 – Rie Aruga

Le couple a passé une étape en se mariant. D’autres impératifs commencent à pointer le bout de leur nez. Vont-ils accepter de faire des concessions?

4e de couverture
Tsugumi et Itsuki sont désormais officiellement unis par les liens du mariage ! Le quotidien reprend son cours pour les deux adultes, qui ont réussi à faire accepter leur couple par leur entourage et à trouver leur équilibre. Mais tandis que, inévitablement, le père de Tsugumi finit par décéder, une question se fait alors pressante : n’est-il pas temps, pour les deux amoureux, de réfléchir à élargir leur famille nouvellement formée ?

Mon avis
Quand un couple se marie, il lui reste dorénavant deux questions à traiter pour leur avenir. La première est la recherche ou la construction d’un foyer à leur image. Comme Itsuki est en fauteuil roulant, il peut concevoir les plans d’un logement adapté à la fois à ces besoins ainsi que ceux de son épouse. La maquette est réalisée, il reste plus à qu’à trouver un terrain pour la réalisation concrète. La seconde est beaucoup plus importante avec la conception d’un enfant. Nous sommes dans une société traditionnaliste et donc on s’épouse pour se reproduire. Seulement voilà, l’accident d’Itsuki a rendu difficile une conception ordinaire. Ils n’ont droit qu’à quatre essais en insémination pour avoir un vrai bébé à eux. Sinon il faudra renoncer. Tsugumi s’est monté la tête toute seule et la déception est grande. Quand on veut être maman, on voit des bébés partout. Cela renvoie à une idée d’échec personnelle. Comme si la réussite d’une fécondation dépendait d’elle. L’impératif à devenir mère est une pression importante avec un impact psychologique non négligeable. Une période très bien décrite dans laquelle devrait pouvoir s’identifier des femmes du monde entier. Dans certains pays on répudie des femmes car elles ne tombent pas enceinte. Même sans chercher à savoir si c’est monsieur qui a des soucis de spermatozoïdes. On n’est pas prêt de révolutionner le monde de la couille. Rie Aruga aborde l’autre alternative avec l’adoption. Le système semble plus complexe au Japon qu’en France. Même si dans l’hexagone il reste plus aisé d’adopter à l’étranger que sur son territoire. Une sorte de tabou s’installe sur le sujet à tous les niveaux de la société. Est-ce que les origines biologiques d’un enfant ont vraiment une importante quand on a de l’amour à donner et des enfants qui ont besoin d’en recevoir? Ses propres gènes sont-ils meilleurs ou supérieurs aux autres? Le couple n’est pas fermé à l’idée. Itsuki a grandi avec un beau-père qui l’aimait comme son propre fils. L’interrogation repose uniquement sur leur capacité à aimer autrui. La mangaka a beaucoup travaillé sur son récit plus concret et plus adulte. C’est très appréciable et cela aurait pu être fait plus tôt. On a fini les trop longues séances de larmoiement et d’apitoiement sur son sort.

L’amour peut prendre bien des chemins. Est-il assez fort pour dépasser les attentes normées de la société?

L’avis Les Blablas de Tachan : « Je n’arrive plus à me sentir impliquée émotionnellement par l’histoire et les personnages, ce qui me rend triste parce que j’avais beaucoup aimé les débuts de la saga. »

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