Trou de mémoire – Tome 1 – Gila Monster – Pascal Regnauld et Roger Seiter

Ce n’est pas facile de se réveiller, couvert de sang avec un cadavre à proximité. Que fait-il ici? Et surtout qui est-il?

Sous une pluie battante, un homme se réveille couvert de sang. « Qu’est-ce que je fou là? » Il se relève et constate une arme à porter de main de lui et surtout le cadavre d’une femme. A sa plus grande surprise, il sait très bien identifier l’arme à feu et qu’il ne faut pas la garder sur soi. Son instinct le pousse à fuir. Lorsqu’il se pose, il découvre dans ces poches, des cigarettes, de la monnaie et surtout la carte d’un hôtel. Sur le chemin de l’hôtel, il abandonne sa veste ensanglantée. Sur site, le portier le reconnaît et on va même lui donner sa clé de chambre en le nommant M. Wilson. Peut-être que dans sa chambre, les réponses se feront. Toujours assez peu d’information à part une adresse qui semble la sienne à New York. Un médecin lui dit que l’amnésie temporaire devrait bientôt se résorber. Si ce n’est pas le cas il faudra consulter un professionnel plus spécialisé. A l’autre bout du pays, il y a aura surement des réponses.  Pour l’instant, la police mène l’enquête face à la découverte du corps, d’une arme retrouver dans l’eau… Les indices sont bien minces. Mais quelque chose lie cette affaire un peu ordinaire au meurtre du sénateur Patterson. Tout porte à croire que c’est une commande par un tueur professionnel. Mais qu’est-ce qui lie ce M. Wilson, la sénateur Pattersson, Phoebe Draper et la pègre?

Avant même de commencer à tourner les pages, la bd se démarque par son aspect graphique. Déjà la couverture est assez intrigante. Un fond noir, le titre en assez gros caractère jaune et un homme surpris avec du sang et une arme à feu. Et on sait tout de suite que l’histoire sera en deux tomes « Tome 1/2 – Gila Monster ». Nous savons que nous allons faire face à un mystère avec des morts et de l’amnésie. Ce dessin par informatique est travaillé comme un hommage aux vieux films américains en noir et blanc. Un choix esthétique assez rare qui amène ici à faire forte impression tout de suite. Surtout que Pascal Regnauld joue avec beaucoup avec une palette réduite, une ambiance grise, une ambiance marron et juste le rouge, comme trace de sang en ressors. Cela saute aux yeux directement. Le visage des personnages sont très expressifs et souvent burinés, usés par la vie. De son côté, Roger Seiter, nous mène petit à petit à l’identité de cet homme. Même s’il ne sait pas encore vraiment qui il est. Le lecteur lui sait qu’il est tueur à gage et un excellent. On pourrait même dire le meilleur surement sur le marché. D’ailleurs, on assiste à une superbe scène où il tue un mec qui le suivait dans le bus en effaçant les traces. Qui ne rêverait pas d’avoir un tel instinct de survie? Et on se demande qui pourrait bien vouloir sa peau et pourquoi? Cela est forcément en lien avec la femme morte, qui est-elle? Qu’est-ce qui relie ces personnes? Tout est là pour titiller notre curiosité afin de nous pousser à connaître les dessous d’une affaire qui s’annonce complexe et sans scrupule. Sans surprise, on se donne rendez-vous au deuxième épisode pour suite et fin.

Un policier audacieux qui sait jouer avec intelligence avec les différents codes.

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