Billy Bat – Tome 4 – Naoki Urasawa et Takashi Nagasaki

La chauve-souris ne prend jamais de vacances. Kevin Yamagata en sait quelque chose car son équilibre psychologique est en danger. Que va t’elle lui dire?

4e de couverture
États-Unis, début des années 60.
Kevin Yamagata, le dessinateur de Billy Bat, n’est plus que l’ombre de lui-même. Il s’est réfugié dans l’alcool pour échapper aux apparitions de la chauve-souris qui le harcèle et le pousse à dessiner des choses qui le dépassent : manipulé par un groupe de conspirateurs, un mystérieux Oswald serait sur le point d’assassiner le président…

Mon avis
Nous revenons aux Etats-Unis où l’on retrouve Kevin Yamagata. Le petit jeune homme n’est pas en grande forme. L’esprit de la chauve souris l’habite et prend possession totale de son esprit. Il ne peut pas échapper à ses injonctions. Pour lui échapper, il boit jusqu’à l’inconscience. Des hommes influents veulent réduire au silence ce comics à succès. D’ailleurs, ils ont créé une copie grand public toute gentille et mignonne. Le détournement a été jusqu’à la création d’un parc d’attraction. Qui ce cache derrière ce plagiat? Naoki Urasawa et Takashi Nagasaki ont su exactement qui mettre. Quand on regarde à quoi ressemble l’animal qui mènent des enquêtes, on pourrait dire qu’il a des airs de Mickey. Un choix bien entendu qui n’est pas innocent. D’ailleurs, on voit le visage de Walt Disney qui bien entendu a un pseudonyme Chuck Culkin. Un homme influent qui a une vision très audacieuse et qui a su s’imposer. Ce n’est pas la seule figure de la culture américaine qu’aborde les mangakas. Dans le tome précédent, ils avaient abordés des évènements grave qui allaient bouleverser l’ordre américain. Kevin écrit dans sa version ce qu’on lui susurre et l’Histoire s’écrit véritablement en parallèle. Et si Lee Harvey Oswald n’était qu’un bouc émissaire? Des agences gouvernementales sont là-dessous. Les scénaristes maîtrisent parfaitement l’Histoire américaine pour la décortiquer avec précision et beaucoup de faits réelles. Surtout qu’en période de guerre froide les tensions sont très prégnantes. Sans omettre cette haine de l’asiatique qui se font par des termes comme « le jap » ou des références à Pearl Harbor. Le culte de l’homme blanc et de l’américain supérieur au reste du monde se fait très bien ressentir. Un terreau très fertile pour manipuler les esprits simples prêts à croire n’importe quoi pourvu que cela soit simple et discriminant. La haine se cultive assez facilement. Billy Bat symbolise bien plus que l’esprit malin, un être futuriste… Il incite les autres à se révéler pour devenir un héros de la nation ou un homme de pouvoir. Qui écrit l’Histoire? En tout cas, le récit est d’une grande richesse et incite à réfléchir. Jusqu’où peut-on aller? Que va nous réserver Kevin Yamagata par la suite? Y a t’il vraiment une gentille et une méchante chauve souris? N’est-ce pas les deux mêmes côtés d’une pièce? Aucun doute que nous aurons d’autres questionnements pour nous secouer les neurones.

L’esprit de la chauve souris s’insinue dans les hommes et écrit l’avenir. Le pouvoir est-il la seule chose qui peut diriger le monde?

L’avis Les blablas de Tachan : « J’ai préféré ce tome au précédent, mais j’ai toujours autant de mal à cerner les intentions d’Urasawa. Les mystères continuent de s’épaissir et rien ne semble dire qu’on aura un jour une explication. Sinon, il est toujours plaisant de suivre les coulisses des créations de Kevin, j’aurais juste aimé qu’on le voie plus. Donc un avis mitigé après 4 volumes. »

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