Yawara – Tome 7 – Naoki Urasawa

La tension est à son paroxysme. Yawara va t’elle pouvoir gagner les jeux Olympiques? Ses adversaires sont de taille et pas des plus honnêtes.

4ème de couverture
Depuis toute petite, Yawara Inokuma a été entraînée par son grand-père Jigorô Inokuma, un champion de judo, qui voit en elle une future star de la discipline.

Il a été annoncé que les JO de Barcelone accueilleraient enfin la discipline féminine dans la compétition. Jigorô rêve donc de faire de sa petite-fille la première championne olympique féminine de judo.

Mais contrairement aux attentes de son aïeul, la jeune fille ne rêve que de mode, d’amour, d’idol… Bref, elle n’aspire qu’à une vie d’adolescente ordinaire, loin des entraînements et des compétitions.

Mais c’est sans compter son talent inné pour le judo, que son entourage ne lui permettra pas d’oublier…!

Mon avis
Dans ce tome, on rentre directement dans l’action. Le temps semble s’arrêter car nous voilà dans le combat de judo féminin où tout est permis. On prend aussitôt sa respiration pour savoir qui va en sortir vainqueur. Naoki Urasawa ne pouvait pas dignement faire perdre son héroïne. Toutefois, rien de tel pour produire des rebondissements. Surtout que l’ennemi jurée reste toujours présente et est très motivée pour les prochains Jeux Olympiques dans 4 ans. Et à ces côtés, elle veut le meilleur du meilleur et qui de mieux que le géniteur de Yawara? Mais à nouveau, notre jeune étudiante a remis une pièce dans la boîte à lamentation. Si la famille est disloquée c’est à cause du judo et de sa personne. Vite, il faut sortir les mouchoirs car à nouveau la menace plane : elle va arrêter le judo. Ainsi elle pourra se concentrer dans ces études d’arts ménagers. Le mangaka montre à quelle point la judoka inspire son entourage grâce à sa gentillesse et leur humanité. D’ailleurs, malgré elle l’amour va naître entre des êtres passionnés. On retrouve les hommes de sa vie qui font tout pour l’aider à trouver sa voie. Ils sont terriblement humains et touchants. La haine et la colère laissent souvent place à d’autres choses plus positives et constructifs. Et surtout en valorisant un sport vue sous l’angle féminin, qui n’a rien à envier à ceux des hommes. Certains personnages ressemblent à d’autres déjà vue dans ses oeuvres postérieures. Une découverte du travail du mangaka qui nous permet de mieux découvrir la logique d’un homme devenu un maître du genre. On retrouve ici sa passion de mettre des femmes complexes en avant. Comment va t’il renouveler son récit avec les aventures de Yawara par la suite?

Un manga qui se dévore d’autant plus quand on le remet dans un contexte créatif de Naoki Urasawa. Il va nous donner une autre conception du judo.

L’avis de Les blablas de Tachan : « Dans le shonen sportif, Urasawa est peut-être plus maladroit que dans les thrillers qui ont fait sa marque de fabrique. Il reste néanmoins un très bon conteur qui sait accélérer et densifier son récit quand c’est nécessaire pour nous offrir comme ici des chapitres de haute volée avant de repartir sur le tranche de vie humain qui lui est si cher. »

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