Lorsque nous vivions ensemble – Tome 1 – Kazuo Kamimura

Il n’est pas facile d’être un couple quand on n’est pas marié. Les amoureux profitent de chaque jour pour découvrir le sens de leur existence. Pourront-il connaître le bonheur?

4ème de couverture
Tokyo, au début de la libération des moeurs des années 70, Kyôko et Jirô vivent en couple bien que non mariés. Elle est graphiste dans une agence de pub. Lui est illustrateur débutant. Une belle et tumultueuse histoire d’amour va naître entre ces deux êtres !

Mon avis
Ce manga de Kazuo Kamimura est publié en 1972 au Japon et est arrivé en France en 2009. Une certitude, la lecture de ce pavé a été très laborieuse. Heureusement que l’ouvrage de 701 pages se découpaient avec une suite de courtes histoires plus étranges les unes des autres pour faire des pauses. Un couple décide de vivre ensemble sans ce marier. Quelque chose d’assez étrange pour le pays. Ils apprennent à se connaître, à se comprendre et à s’aimer simplement. On pourrait croire que l’on va assister à quelques scènes de couples assez classiques. On verra quelques petites disputes autour de ce qui va être cuisiné le soir ou des revenus. Comment trouver normal les gestes de violence physique sur la femme et les scènes de viol lorsqu’il est saoul? Des scènes trop ordinaires qui restent inacceptables même en papier. Surtout que cela semble quelque chose de normal puisque d’autres personnes agressent des femmes comme si c’était un acte anodin. Parfois on assiste à des scènes de poésie autour de la nature et de la beauté des fleurs. Le mangaka n’oublie pas un élément qui fait recette : le sexe. Quelle chance, madame adore faire l’amour tout le temps et n’importe où. Ce qui est peut ordinairement traité est qu’il fornique même pendant les règles. Ici les menstruations ne sont nullement un sujet tabou. Ils baisent partout et tout le temps, espace privée ou espace public. Le racoleur pourra ainsi se rincé l’œil. Toutefois, on évite tout de même de montrer des morceaux d’anatomie. Quand Kyôko ouvre la fermeture éclair de son pantalon de Jirô pour lui faire une fellation, on a le droit à un triangle tout blanc. Il y a des limites à la perversion. Sinon il faut passer du côté du hentaï et compagnie. Au final, le seul plaisir est de le refermer pour aller le déposer dans une boîte à livres.

Le couple cela inspire mais pas toujours pour en faire des choses intéressantes.

L’avis de Les blablas de Tachan : « Je suis une grande fan de son travail graphique. Il s’en dégage une poésie, une sensualité crue et une mélancolie triste tellement addictives. Je pense que je pourrais lire n’importe laquelle de ses histoires juste pour le plaisir d’admirer son trait au passage. Je compte donc bien poursuivre cette série dès que possible malgré le coût important des tomes, mais à près de 700 pages à chaque fois rien d’étonnant »

2 réflexions sur “Lorsque nous vivions ensemble – Tome 1 – Kazuo Kamimura

  1. Eh bien, je l’ai dans ma bibliothèque perso et il me semble l’avoir lu… à sa parution, c’est loin… L’auteur montre la réalité toute crue, le viol était monnaie courante et les femmes, soumises, ne disaient rien, mais avec la révolution sexuelle, les femmes se disent autant en profiter et jouir ! Il faudra que je le relise à l’occasion pour voir si c’est choquant (les mentalités ont évolué aussi).

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