Une grave épidémie est partie de l’Homme de Pékin. Toute l’ère préhistorique est en danger et va devoir subir un confinement. La relation à la famille et aux autres changent considérablement.

4e de couverture
Il fallait s’y attendre : c’est chez l’Homme de Pékin que la plus grande épidémie de la préhistoire démarre. « Manger, être manger », d’accord, mais pas du pangolin !
Comme tous les êtres vivants, les Dotcom vont devoir échapper au nouveau virus, le Lascauvid-19, aussi dangereux que la Grippe Arboricole de -40 018 ! Les autorités de la vallée décident un confinement général et, brutalement, c’est tout le paléolithique qui se met à l’arrêt… Déjà qu’on avançait pas beaucoup !
Tandis que les parents galèrent à donner des cours de chasse et de préhistoire-géo à distance, les chamans essaient de contenir l’épidémie, les primates se mettent à confectionner des masques à partir de peaux de bananes, et Url et Web décident de trouver un remède à la maladie !
Comme à son habitude, Jul s’empare de l’actualité avec à propos pour faire rire et réfléchir !

Mon avis
Il faut reconnaître à Jul un vrai savoir faire dans l’écriture. Adapté un vocabulaire de notre époque dans le monde du Paléolithique ce n’est pas chose aisé. On n’a aucune difficulté à tout comprendre aussi dans les références que les personnes. C’est toujours ingénieux et très piquant. Il faut dire que le Covid est une grande source d’inspiration entre une maladie inconnue, le peu d’information diffusée et les faux-prophètes qui inventent des solutions avec n’importe quoi. Bien entendu, on n’oublie pas le fait que les magasins sont dévalisées surtout avec le papier toilette. Une chose assez amusante est le fait que soudainement, les gens ont considéré leur animal de compagnie comme prétexte pour sortir. Dans la crise, les animaux changent de statut même dans la préhistoire. La critique est là et personne n’échappe aux remarques. Les riches peuvent fuir facilement et avoir des conditions de vie isolées très confortables. Même si la bourse chute, les placements ne manquent pas de diversité pour rester toujours rentable et garder un train de vie. Pour les autres, certains ont une grotte avec une grande terrasse alors que d’autres doivent partager un dessous de cailloux. De même pour l’enterrement, quand on est mort à l’hôpital, la famille n’a pas le droit de dire adieu, pour des raisons de pratique et sanitaire. Aucun doute que tout le monde trouvera une situation plus parlante qui lui évoquera des souvenirs plus ou moins heureux. Avec le retour de nouveaux virus, la bd connaîtra peut-être un nouvel élan. Car le sujet était assez marqué, on peut se demander si beaucoup de gens veulent se remémorer cette période.

Une lecture assez étrange et drôle qui permet de voir avec recul l’effet d’une contamination sur une société.

Laisser un commentaire