Dans la nuit noire – David Small

Comment s’en sortir quand on a tiré les mauvaises cartes de la vie? Aucune réponse n’est évidente surtout quand on est un adolescent. Et qu’elles sont les vrais choix possibles quand la solitude devient la seule compagne ?

4ème de couverture
Dans les années 50, Russel Pruitt, 13 ans, décide de suivre son père alcoolique en Californie après avoir été abandonné par sa mère. Obligé de se débrouiller seul dans Marshfield, une ville délabrée et hantée par un sadique tueur d’animaux, persécuté par une bande de garçons malveillants qui s’en prennent à lui parce qu’il est « pédé », Russel lutte pour survivre.

Mon avis
Une fois que l’on ferme l’ouvrage, on se sent assez mal. Très vite, on est plongé dans un récit bien sombre où il n’existe aucune lumière pour s’en sortir. Russel doit vivre avec son père qui déménage dans un autre état. Il sait qu’il n’a pas le père idéal mais il lui propose un toit chez une logeuse qui prépare les repas pour un supplément. Très vite, l’adolescent se retrouve seul et ne sait pas quoi faire. A l’école, c’est bien loin d’être de tout repos aussi. Il se fait humilier par les leaders cruels et l’unique pote qu’il se fait est très étrange. Sa grand-mère s’occupe de lui et il aime bien le contact avec des garçons de son âge. D’ailleurs, pour ça, il est prêt à payer. Pour se protéger, il va s’éloigner car il ne veut pas être la tête de turc pour l’année. Et quand il aurait pu agir pour dénoncer un acte injuste, il n’a rien fait. Cela a jouer un rôle dans le suicide de cet ancien copain. Comment se construire dans de telles circonstances? Comment acquérir des bases solides pour avancer dans la vie sereinement? A cela, le scénariste rajoute la pensée américaine des années 50 pleine de jugements, de racisme et d’homophobie. Un constat affligeant qui montre un pays avec une jeunesse à la dérive qui ne pourra pas s’en sortir. La misère et la solitude deviennent des amis trop fidèle qui n’amènent rien de bien. Alors si vous êtes d’humeur assez triste, passez votre chemin.

Un récit graphique percutant et bien démoralisant.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s