La main de Lucifer – Tome 1 – Naoki Serizawa

Après avoir tué des gens, on ne reste pas forcément la même personne. Lucifer a même renoncer à son métier. Cependant la vie continue et vous force à faire de nouveaux choix.

4ème de couverture
Quand Katsumi Yu rentre de trois années passées en Afrique dans une ONG, c’est un médecin qui a rompu son serment d’Hypocrate : acculé par la guérilla locale, il a été contraint de tuer pour ne pas l’être. Depuis son retour au Japon, il n’est plus qu’un marginal au bras droit tatoué à l’image de Lucifer qui passe ses journées à boire, taraudé par le remords. Après une nuit particulièrement agitée, il se réveille dans la clinique du Dr Minamoto, un établissement un peu particulier qui soigne les sans- abris et les pauvres… mais aussi, pour financer le reste, un nombre non négligeable de membres de la mafia. Le jeune médecin a beau s’être juré de ne plus pratiquer, il va s’avérer délicat de leur refuser son aide.

Mon avis
En voyant la couverture, on ne sait pas trop à quoi s’attendre. Un médecin apparemment, à l’aspect très occidental avec un tatouage avec noté Lucifer dessus. Amène t’il les âmes perdues en enfer ? Très vite, on se rend compte qu’il n’en est rien. Le tatouage dans la culture japonaise n’est pas innocent puisqu’en général, il est rattaché aux yakuzas. Même si quelques jeunes osent se faire tatouer maintenant sans être rattaché de prêt ou de loin à la pègre. D’ailleurs, dans de nombreux onsens vous n’y avez pas accès si vous êtes tatoués, même si vous êtes étrangers. Notre héros, Yu Katsumi, a connu l’horreur en travaillant dans une ONG en Afrique. Depuis sa vie à changer et refuse de pratiquer la médecine. Mais au final, son bon cœur va le rattraper et va travailler malgré lui dans un hôpital un peu particulier. Ses actions du présent peuvent changer l’avenir et le rendre meilleur. Aider les plus pauvres, il peut le faire dans son pays et rattraper son passé. Pour marquer ce qu’il a fait, il s’est tatoué la main ce qui lui donne ce beau surnom : « La main du diable ». Naoki Serizawa nous propose un manga audacieux qui interroge l’homme face à ces remords, son identité ainsi que la société assez injuste. Comme tout est régi par l’argent, comment se faire soigner et soigner ces proches ? Des alternatives moins éthiques font leur apparition. Qu’est-ce qu’est vraiment la justice sociale ? Les poids des conventions doit-il prendre le dessus sur la valeur humaine ? Vastes questions philosophiques introduites ici qui donne envie d’en savoir plus. Quel chemin va-t-il choisir pour retrouver sa place et la conscience tranquille ?

Un manga qui débute très bien et qui donne envie d’aller jusqu’au sixième tome.

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