A silent voice – Tome 4 – Yoshitoki Oima

Shoya doit aller au-delà de ces peurs pour faire avancer sa relation. Mais écouter son cœur et se lancer est bien difficile. Est-ce que le hasard va les aider ?

4ème de couverture
Shoko Nishimiya est sourde depuis la naissance. Même équipée d’un appareil auditif, elle peine à saisir les conversations, à comprendre ce qui se passe autour d’elle. Effrayé par ce handicap, son père a fini par l’abandonner, laissant sa mère l’élever seule.
Quand Shoko est transférée dans une nouvelle école, elle fait de son mieux pour dépasser ce handicap, mais malgré ses efforts pour s’intégrer dans ce nouvel environnement, rien n’y fait : les persécutions se multiplient, menées par Shoya Ishida, le leader de la classe. Tour à tour intrigué, fasciné, puis finalement exaspéré par cette jeune fille qui ne sait pas communiquer avec sa voix, Shoya décide de consacrer toute son énergie à lui rendre la vie impossible.
Tour à tour psychologiques puis physiques, les agressions du jeune garçon se font de plus en plus violentes… jusqu’au jour où la brimade de trop provoque une plainte de la famille de Shoko, ainsi que l’intervention du directeur de l’école. Ce jour-là, tout bascule pour Shoya : ses camarades, qui jusqu’ici ne manquaient pas eux non plus une occasion de tourmenter la jeune fille, vont se retourner contre lui et le désigner comme seul responsable…

Mon avis
La relation entre Shoya et Shoko progresse doucement. Ce n’est pas facile d’être en phase avec ces émotions et de pouvoir les exprimer librement. Yoshitoki Oima arrive très bien à amener ce sujet. D’ailleurs, le fait que Shoko soit sourde passe au second plan. Les adolescents doivent affronter ce qu’ils ressentent et tenter de faire quelque chose de cela. En effet, l’histoire se tourne principalement autour d’eux. Surtout maintenant que Shoko a fait une déclaration et en parlant en plus. Elle n’a pas été comprise ce qui va permettre de faire des rebondissements par la suite. On ne doute pas qu’ils vont finir par sortir ensemble. Dans ce tome, on découvre aussi l’entourage dont la famille de l’héroïne, composé uniquement de femmes. Une grand-mère bienveillante, une mère assez sévère et une petite sœur assez solitaire et elles tentent de cohabiter ensemble. On découvre que la mère est seule car sa belle-famille et son mari l’ont abandonné à cause de la surdité de sa première fille. Un fait réel qui a touché beaucoup de femme. Beaucoup considère que c’est déshonorant d’avoir des enfants handicapés. Ils portent un stigmate soit d’une mauvaise réincarnation ou des « pêchés » de la mère. Au Japon, beaucoup de personnes touchés par les bombes atomiques et même Fukushima ont été renié car nuisible à leur statut social et aux ragots de leur propre famille et entourage. Une double souffrance psychologique et physique à subir alors que c’est juste du au jeu du hasard et du destin. L’injustice sociale se montre aussi bien à travers le comportement des enfants que ceux des parents. On dit que la bêtise des parents se trouvent souvent dans la bouche de leur progéniture. Un pan social très bien amené avec beaucoup de délicatesse et de pédagogie. Que cela soit du point de vue scénaristique ou soit graphique, le travail se fait avec beaucoup d’intelligence et finesse. Comme quoi les histoires d’amour entre adolescents ne sont pas obligées d’être juste un lot de guimauve niaise et creuse.

Un shonen passionnant qui se dévore avec sourire et réflexion. Que demandez de plus ?

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