Chroniques d’une station-service – Alexandre Labruffe

On pourrait croire que s’occuper d’une station-service manque d’intérêt. Mais c’est parce que derrière le désarroi du monde et sa monotonie se cache une forme de poésie. Que diriez-vous d’en savoir plus?

4ème de couverture
«Je me dis que si la station-service explosait par accident, si je mourais sur mon lieu de travail et qu’un archéologue découvrait, dans cent ans, sur les ruines de son chantier, les morceaux de mon squelette d’athlète, mon crâne atypique, ma gourmette en or, à moitié calcinée, agrégée de pétrole et d’acier, il me déclarerait trésor national et je serais exposé au musée des Arts premiers.»

Pour tromper l’ennui de son héros pompiste, Alexandre Labruffe multiplie les intrigues minimalistes, les fausses pistes accidentelles et les quiproquos érotiques. Comme s’il lui fallait sonder l’épicentre de la banalité contemporaine – un commerce en panne de sens, sinon d’essence – avant d’en extraire les matières premières d’une imagination déjantée.

M
Pourquoi faut-il se projeter d’ici 10 ans? Pourquoi ne pas vivre le jour le jour et se contenter de ce que l’on a si cela nous va? Et bien notre narrateur est dans ce cas là. Il s’occupe d’une station-service dans le temps imparti. Le temps file doucement avec les quelques clients qui viennent faire le plein et le payer en caisse. Parfois, ils en profitent pour acheter du coca et/ou des chips. L’ennui pourtant n’est pas vraiment au rendez-vous, car pendant qu’il ne se passe rien, il peut lire, regarder des films sur internet, discuter avec des amis qui passent, faire un vernissage, exposer des photos… Parfois, son boss passe vérifier que tout reste en ordre même si c’est rarement le cas. Cette routine permet de philosopher sur la vie. Cela a permis d’écrire 189 mini-chroniques allant d’une simple pensée, à une réflexion à une description d’un évènement. On pourrait parfois se croire aux Etats-Unis avec la description des drogués, des alcooliques, des prostitués, des fêlés… C’est incroyable ce que la production hollywoodienne peut influencer notre perception du monde. Les pages se tournent facilement avec sourire. Rien de tel pour se vider la tête avec un ovni littéraire.

Un livre qui ouvre l’esprit et qui nous fera plus voir les vieilles stations essences avec un humain pareil.

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