Sauvons les insectes! – Les 10 actions pour (ré)agir! – François Lasserre

Ils sont partout autour de nous et ne nous les aimons pas vraiment. Pourquoi tant de haine envers les insectes? Que diriez-vous de changer votre regard?

Qui n’a jamais entendu : mais où sont passé les abeilles? les coccinelles? les sauterelles? On entend un peu de tout c’est les traitements dans les champs/vignes, c’est l’urbanisation, c’est la disparition des forêts… Un point commun se trouve dans les réponses : le problème c’est l’autre. Alors que pour changer les choses, cela commence par soit même. Impossible croyez-vous? Que nenni. François Lasserre, vice président de l’Office pour les insectes et leur environnement (Opie), administrateur de la Graine Ile-de-France et du groupe Traces, expert « éducation » chez France Nature Environnement (FNE) et Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et membre des journalistes-écrivains pour la nature et l’écologie (JNE), lui sait qu’il est possible d’agir. L’Homme a des cartes dans les mains pour réaliser des actions. D’ailleurs, on va lui en proposer 10 de façon claire, compréhensive et participative. On ne peut pas tout savoir néanmoins on chercher à développer sa curiosité, quelque soit son âge.

Ce petit ouvrage est un petit bijou plein d’intelligence, de bienveillance. L’auteur nous prouve avec passion, verve et conviction que tous adulte ou enfant peuvent regarder, réfléchir, provoquer un changement. Le premier frein est le regard qui est porté sur les insectes. On se souvient de la piqure d’un insecte qui nous a incité à poser un regard méprisant vers les guêpes, les frôlons asiatiques, les moustiques. Et là dessus repose un biais culturel, pourquoi considérer une variété valable pour tous ces semblables. Un acte qui se retrouve sur d’autres sujets sociologiques comme le racisme. Un exemple pertinent va tout éclairer : « Pour prendre un cas plus précis, ce ne sont pas tous les moustiques qui nous piquent, mais seulement 3 espèces sur les 70 qui vivent dans l’Hexagone. » Un jugement de valeur qui se retrouve aussi dans l’évaluation de l’espèce animal : « Pourtant, depuis cent cinquante ans (Darwin), nous savons qu’il n’y a pas de hiérarchie dans le vivant et que notre définition de « l’intelligence » est subjective et anthropocentrée. » Nous oublions que l’animal a une personnalité et fait parti d’un tout. Il ne doit pas être juste être comptabiliser par rapport à sa rentabilité comme les usines à viande.

Pourquoi ne pas faire évoluer son rapport à la nourriture? Manger de la viande n’est pas nécessaire, la preuve est la population hindou qui n’a pas disparu pour autant. Et puis, il y a l’essor des mangeurs d’insectes qui n’est pas une pratique récente, les romains le faisaient déjà à l’image des populations d’Amazonie. En France, l’entrée est plus fragile. On peut en trouver dans de jolies emballages pour l’apéro. Néanmoins c’est l’insecte un peu mignon visuellement et qui est grillé. Pas de proposition de cafard cru. Ce qui étonne est la proposition de l’auteur qui propose d’au lieu de tuer les nuisibles avec des produits toxiques, mangez-les. Ainsi vous sauvez une plante et vous vous nourrissez en même temps. Une proposition déroutante qui je crains ne séduise pas vraiment le jardinier du dimanche. Une réflexion qui mérite de s’interroger et de remettre en question leur rapport à leur potager.

Ceux qui n’ont pas de jardin, ne peuvent-ils rien faire? Bien au contraire, la science participative a besoin de vous. Pendant les confinements et les restrictions de déplacement, des initiatives ont fleuri ici et là pour photographier les insectes et oiseaux dans votre entourage. Difficile pour les entomologistes de savoir où se trouvent les insectes en France. Alors pourquoi ne pas demander à tous les citoyens de faire du recensement de ce qui les entoure et de faire des photos? L’engouement est au rendez-vous. Certains iront même jusqu’à enregistrer des chants d’oiseaux. Une action facile à organiser dans son emploi du temps. Et si cela à suffit à piquer votre appétences dans ces petites bêtes à 6 pattes. Pourquoi ne pas aller à la rencontre d’associations présentes dans toute la France pour vous faire découvrir la richesse de la nature qui nous entoure. Maintenant nous sommes convaincus qu’il apprendre à s’ouvrir plus aux monde, mieux regarder autour de nous, comprendre et modifier notre regard.

Un petit ouvrage à mettre impérativement entre toutes les mains pour mieux voir le petit pour mieux envisager l’avenir.


16 réflexions sur “Sauvons les insectes! – Les 10 actions pour (ré)agir! – François Lasserre

  1. Je ne coupe jamais ma pelouse « basse » pour les insectes et les oiseaux et je laisse l’herbe dessus ! J’abreuve les oiseaux et donc les insectes… mais je ne me sens pas capable de passer outre mon dégoût et de les manger…

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