Daisy. Lycéennes à Fukushima – Tome 1 – Reiko Momochi

Après une catastrophe naturelle, tout change dans un pays. Surtout quand on vit autour de la zone sinistrée, comme à Fukushima. Est-il possible de retrouver une vie presque normale après un tel évènement?

Le 11 mars 2011, un terrible tremblement de terre touche le Japon. Mais ce séisme est bien différent des précédents qu’a déjà subi le pays. Car il va s’ensuivre un tsunami imposant qui toucha plus de 500 kilomètres de côte sur laquelle se trouve la centrale de Fukushima. Trois réacteurs sont détruits et les trois autres ne fonctionnent plus. Des milliers de gens du pays viennent pour aider et circonscrire la pollution nucléaire au détriment de leur vie. Au bord de la limite, la vie continue pour les habitants. Il faut faire attention quand il pleut et quand il neige. Sinon, le quotidien d’une lycéenne n’a pas trop changé. Toutefois, ce n’est pas comme avant. Une tension palpable est dans l’air et beaucoup d’élèves sont partis loin. Fumi décide de rester avec son père alors que le reste de sa famille vont dans un endroit plus sur. A l’école, revoir ces amies lui font plaisir. Elles reprennent le groupe de musique là où elles s’étaient arrêtées. Puis très vite, tout explose et les mots se disent. Derrière les sourires se cachent l’inquiétude, la peur… Un avenir est-il possible pour elles? Va t’on les accepter en dehors de la zone radioactive?

Reiko Momochi a décidé de parler d’un sujet très sensible à travers le regard de lycéennes. Kazuto Tatsuta lui a choisi de donner la parole à un ouvrier sur le démantèlement de la centrale dans « Au coeur de Fukushima ». Des regards complémentaires qui mettent en avant un malaise de ceux sur place dont parle assez peu les médias. Nos quatre amies gardent le sourire pour cacher les doutes et la peur qu’elles ressentent au quotidien. Qui ne craindrait pas d’être contaminé lorsqu’il ne fait que pleuvoir tout simplement? Plusieurs agriculteurs ont du abandonner leur culture, élevage car considérés comme dangereux. Les auberges n’ont plus de touristes. Et quand les gens sont dans la zone autorisée, personne ne veut acheter leur marchandise. Quel avenir possible pour les familles qui vivent sur place? Que proposer à leur progéniture? Difficile par conséquent que les adolescentes puissent se projeter en toute quiétude. Les futilités d’avant paraissent d’un autre temps. Toutefois, l’amour reste dans l’air. Certaines personnes de la capitale fuient les femmes de la zone car elles pourraient les contaminer. Une telle réaction a de quoi briser un coeur. Un pays divisé entre ces mots et ces actions. Comment ne pas craindre les méfaits de quelque chose d’invisible? Une inquiétude compréhensible pour toute une population qui a déjà subi des attaques nucléaires. Ces filles représentent le futur avec son lot d’incertitude et de scepticisme. L’espoir est-il encore permis?

On a envie de retrouver nos 4 héroïnes dans la suite qui promet de nous toucher tout autant.

L’avis DesblablasdeTachan : « Avec cette oeuvre, Reiko Momochi apporte donc un témoignage très sensible de ce que peuvent ressentir des habitants de Fukushima au lendemain de la catastrophe. Cela n’est pas s’en rappeler des heures tout aussi sombre du passé du Japon. Et si ce genre de titre est nécessaire, il est triste que ce qu’il raconte soit encore une réalité de nos jours. Il reste que le premier tome de ce manga est d’une efficacité rare aussi bien dans la narration, l’émotion que les messages qu’il transmet. C’est un petit coup de coeur pour moi même s’il est bien triste. »

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