2050, une histoire du futur – Thomas Harding

Que feriez-vous si vous saviez à quoi ressemblerait le futur? Il pourrait être meilleur si vous changiez les choses maintenant. Auriez-vous le courage d’agir différemment?

Billy Schmidt a 14 ans et est passionnée par l’Histoire. C’est pour cela qu’elle va poser des questions à sa grand-mère centenaire sur comment c’était à son époque. Parce depuis 2050, les choses ont du changer de façon significative. Mais ce qu’elle voudrait vraiment comprendre c’est si on sait qu’une catastrophe environnementale nommée le Choc allait arriver, pourquoi les citoyens n’ont rien fait. Dans les livres numériques de son époque, peu d’informations expliquent cela. Sa grand-mère est d’accord pour lui raconter son passé à condition qu’elle garde tout ce qu’elle va dire. Elle conserve les verbatims dans leur intégralité. Très vite, l’adolescente se rend compte que ce que dit Gran Nancy n’est pas vraiment la même chose que ce que raconte officiellement ceux qui dirigent. Est-il possible que certains mentent pour leur bénéfice? Après tout, les choses ont du tellement changer. On ne mange plus de viande issue d’animaux. On n’a plus d’animaux de compagnie. On ne peut plus voyager. On ne fabrique plus de vêtement à outrance. Il y a même un salaire de base pour tous. Est-ce la fin pour autant de l’inégalité? de l’intolérance? Non, toutefois nous n’en saurons pas plus. Une certitude, il ne faut pas que la police sache qu’elle écrit des notes sur les mémoires de sa grand-mère. Cela serait dangereux. Ce n’est pas par hasard que certaines informations en sa possession ne sont pas dans les archives du monde. Heureusement, elle rencontre une personne qui a connu son oncle jeune, un activiste. Iel passe entre les mailles malgré son âge. Il propose à Billy d’envoyer dans le passé ses cahiers. Ainsi peut-être qu’ils tomberont dans de bonnes mains qui feront en sorte de préserver la nature et de respecter l’humain.

L’auteur commence l’histoire en ce plaçant dans le récit. D’ailleurs, il se décrit comme étant un chercheur dans des archives à Berlin. Par hasard, il trouve un carton avec des carnets à l’intérieur. Il se place comme un interlocuteur extérieur qui veut partager sa découverte. Ainsi, il ne veut pas donner son avis, c’est juste un relai. C’est au lecteur de juger. Une façon assez originale de raconter une histoire. Les informations données ne sont pas les siennes. On sait pourquoi qu’il a fait des choix très personnels sur les thématiques. Par exemple, sur le fait qu’il ne faut pas manger des animaux et pas en avoir comme animal de compagnie. C’est une vision tendance, pourtant on peut penser l’élevage autrement que sous sa forme actuelle en tolérant qu’il faut en jeter 30%. Parler de viande que l’on fait pousser, pour l’instant on ne peut pas savoir si ni écologiquement, ni économiquement et ni nutritivement c’est une alternative. De même que les fausses viandes avec des légumes. Un courant de penser très forte avec les végétaliens et les végétariens. Il y a une partie sur le fait que des gens paient des femmes pour porter des enfants pour continuer à vivre leur vie. Une pratique qui n’est pas seulement proposée aux couples homosexuels ou avec des soucis de procréation. Mais pourquoi l’avenir ne serait pas des couveuses à bébé? C’est déjà dans l’expérimentation et d’autres choses avec le transhumanisme. Et il y a aussi des essais pour faire porter les enfants par des hommes. Est-ce que cela n’est pas censé changer la donne? On peut même aller plus loin dans la réflexion pourquoi faire des enfants alors que tu pourrais avoir un robot mi-humain avec une IA. Pour moi l’avenir est vraiment là. De même pour l’intelligence artificielle, le mot n’est pas évoqué. Néanmoins cela prend de plus de plus de place dans notre vie et dans tous les secteurs que cela soit l’agriculture ou le commerce. L’auteur souligne que des gens savent tout ce que l’on fait grâce à internet. Mais est-ce que le jeune lecteur va bien comprendre cela? Toute sa vie est accessible sur les réseaux et ils mettent eux-mêmes des informations personnelles. Qui fait vraiment attention au slogan « Si c’est gratuit, c’est toi le produit »? Même les adultes? Autre chose qui m’a surprise, pourquoi l’auteur ne parle pas du besoin des gens d’avoir toujours besoin de dernières technologies plus consommatrice d’énergie et de matériaux rares. Consommer moins et mieux est un enjeu assez important. Les changements passent par les citoyens car c’est eux qui enrichissent les gros groupes. Pas besoin forcément d’être un activiste « violent » comme Quentin pour changer un peu la donne. En effet, je pose un regard d’adulte qui est par conséquent plus critique. Je pense qu’il faut partager cette lecture avec vos pré-adolescents de 12/13 ans pour discuter. C’est une bonne manière qui interroge et qui peut éveiller peut-être des consciences chez les plus jeunes.

Un livre intéressant pour évoquer l’écologie avec vos pré-adolescents. Ensemble, vous pourrez imaginer un autre futur.


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