Suite à un grave accident, Daniel a subi un traumatisme cérébral qui a altéré sa possibilité de se souvenir à cour terme. Comment construire sa vie quand on oublie?
En 2015, Daniel alors âgé de 31 ans a été victime d’un grave accident de voiture. « Ce 14 février, c’est le jour où je ne suis pas mort. » Par contre, il se réveille avec un grave traumatisme crânio-cérébral (TCC) sévère l’ayant privé de sa capacité à stocker les souvenirs. Après 2 ans de rééducation, il peut de nouveau marcher et parler. Toutefois la mémoire immédiate a été touchée et de façon permanente. « Quand j’ai pris conscience de mes problèmes de mémoire, j’ai décidé de tenir un carnet de bord. Puis je me suis mis à écrire des choses plus détaillées pour garder une trace. J’entre dans un rôle. Je veux avoir l’air aussi normal que possible […]. Je me souviens de tout jusqu’en 2013. Puis j’ai deux années de black-out. Depuis, 2015, je n’assimile rien. Je n’enregistre rien. »
Maintenant, seul le présent à un sens et au jour le jour. Pour pouvoir se déplacer, s’organiser, il faut tout noter. Son positivisme l’aide à avancer chaque jour et il a même créé un groupe d’entraide pour personne comme lui. Cet handicap ne l’empêche pas d’avoir rencontre une charmante jeune femme avec qui il aura un enfant. Sa progéniture l’empli de bonheur même s’il ne souviendra jamais de ces premiers pas, de ces premiers mots, des moments passés ensemble…. Et s’il reste éloigné pendant trop longtemps, il oubliera même son existence. Un quotidien assez lourd à gérer pour lui mais aussi pour sa compagne. Jamais ils ne peuvent se remémorer un bon moment ensemble ou résoudre un conflit car tout est dans la case oubli. L’amour peut-il survivre à cela? Apparement, non.
Pendant deux années, Nadine Niemann et Mechtild Lehning, avec des périodes de coupures, ils ont suivi le quotidien de cet homme presque ordinaire. On voit comment s’organise les choses simples comme aller aux de séances de neuropsychiatrie, de kiné, de sport et son travail bénévole au sein de l’association Vivre avec un TCC. Sans omettre, la vie au quotidien avec son amie, son enfant et de très rares amis. On s’attache à cette personne pour qui chaque jour est une lutte sans merci. Tout en comprenant la fatigue aussi que cela engendre de vivre avec quelqu’un comme lui avec qui on ne peut partagé que l’instantané.
Une tranche de vie qui nous fait comprendre le quotidien de quelqu’un souffrant de TTC.
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