Le goût des oiseaux – Francisco Sousa Lobo

Il a certains amours que l’on ne peut exprimer librement. La pédophilie fait partie de ces passions condamnables. Comment vivre avec ces turpitudes ?

Aimer les oiseaux c’est mignon. Aimer les enfants c’est bien aussi. Toutefois, cela dépend comment on peut définir le verbe aimer. C’est le cas de Peter Hickey, âgé de 60 ans qui les aime un peu trop ou il comme il a été aimé petit. Il voudrait partager sa passion des oiseaux avec eux « Pour prouver au monde que je ne suis pas un pédophile ». En effet, il fait découvrir sa passion aux plus jeunes mais l’approche est souvent étrange. On tend un filet pour le capturer. On le met dans une boîte pour faire des esquisses. Et sinon, on les bague afin de les suivre et les identifier. Parfois, il le tue tout simplement. Toutefois les discussions finissent toujours par déborder sur la sexualité comme la masturbation chez les jeunes, l’orgasme dans la lecture, payer pour voir des images pédophiles. Un lien étrange les rattache avec Dieu, une pratique et un enseignement religieux très stricte ainsi que l’amitié. Les oiseaux lui parlent et pas seulement pour lui dire d’aller se faire foutre. « Tu devrais étudier les oiseaux et tu ne sais pas c’est d’aimer les enfants. Tu es confus, Peter, emmêlé dans tes croquis et tes filets, sans savoir que ton propre cœur est tel un filet, bourré des déchets du monde ». Tout n’est pas bon à entendre et encore moins à vivre.

Tout commence par cette phrase percutante. « Ce salaud ne m’a jamais sodomisé, Dieu le bénisse, mais, à chaque fois qu’on apercevait un oiseau rare, il me prenait la main… pour se tripoter, tandis que la nuit effleurait les champs irlandais et que même le chant du plus grossier rouges-gorges sonnait comme celui d’un rossignol à ses énormes oreilles poilues ». On pourrait croire que l’on va lire un témoignage d’une victime d’abus sexuel mais non. C’est l’adulte abusé petit qui parle et dévoile son côté sombre ou sa folie ou les deux. La lecture est assez trouble sur le personnage principal qui malgré son âge ressemble à un adolescent parfois. Très vite un malaise s’installe et se poursuit en tournant les pages jusqu’à la dernière. D’autant plus avec le lien entre enfant, foi, sexe et animaux qui sont totalement incohérents et malsains amalgamés. Les phrases comme « Elle paraissait proche de l’orgasme en récitant ses vers intemporels, comme si Dieu la rappelait à lui » ou « il était une fois… l’innocence. Un enfant pouvait être l’ami d’un adulte et un adulte l’ami d’un enfant. Maintenant tout est… gâché… fini le temps de l’innocence. » Comment vraiment réagir à cela ? Comment ne se pas se sentir mal à l’aise envers cet homme qui fuit ces pulsions ? Et surtout quelle finalité a voulu y mettre Francisco Sousa Lobo ? Aucune idée. Au final, même quelque temps après le souvenir de ce livre provoque un mal-être et un dégoût.

Une bd qui surprend par son choix de sujet et de traitement qui répulse et donne envie de vomir.

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