Natures Mortes – Zidrou et Oriol

Que diriez-vous de rencontrer deux artistes peintres dans le Barcelone de 1899? L’art y est partout et est une essence de vie. Mais parfois certains ont le temps d’exister juste dans les souvenirs.

Joaquin Mir se souvient de son ami qui 40 ans plus tard après sa disparition, lui manque encore. Il regarde toujours son dernier tableau qui représente son portrait avec nostalgie. Même si quelque chose de cache derrière sa toile. Il va révéler ce mystère à son modèle qui pose pour lui. Vidal Balaguer possédait un véritable talent qu’il a mis de côté, suite à une peine de coeur, au service de natures mortes. Cette femme, cette muse l’a transporté la où il ne lui semblait pas possible. Il l’a peint avec amour et passion. Mais le lendemain matin, elle a disparu en laissant ses affaires sur sa chaise. Où peut-elle être partie? Le spleen l’envahit et peint alors des oranges, des bouteilles et autres pour les artisans locaux. Toutefois, cela ne lui permet de pas de régler ses dettes. Cette femme lui manque tellement. Un matin après avoir peint toute la nuit saoul, il constate que des choses ont disparu. Cela ne peut être la gérante de l’immeuble qui les a volé. Et si tout ce qu’il peignait disparaissait? Tout pourrait s’expliquer ainsi. Il essaie avec son oiseau et il disparaît. Peut-être que sa belle, c’est lui alors qu’il l’a fait disparaître. Alors il tient surement entre ces mains le pouvoir pour la retrouver.

Impossible de résister à la beauté de la couverture surtout avec cet texture tissus qui l’a recouvre. Le dessin d’Oriol est captivant. D’ailleurs dès que l’on ouvre la bd on continue à en prendre plein les yeux. Quel émerveillement. Maintenant je rêverai d’avoir moi aussi une oeuvre d’Oriol chez moi tellement que son travail est éblouissant. Malgré le rendu très peinture, son travail est totalement numérique. D’autant plus que l’on peut voir les clins d’oeil à Van Gogh ou Picasso. Un artiste très talentueux qui nous emporte avec ravissement dans une histoire intrigante. Et sans surprise, le scénario est à la hauteur avec le fabuleux Zidrou qui nous montre inlassablement sa sagacité. Il utilise avec beaucoup d’ingéniosité le mythe de l’artiste maudit qu’il sublime. On voit le clin d’oeil au portrait de Dorian Gray même si ici, on voit l’homme être heureux. Les pages se tournent avec délice et curiosité. Le plaisir reste intact arrivée à la fin. Pour troubler le lecteur, on trouve à la fin une biographie de ce fameux Vidal Balaguer qui n’a jamais existé. Une façon élégante de nous faire croire une fiction pour une réalité. Où se trouve la frontière? A ce lui qui lit de la définir. L’association de deux auteurs fonctionne à merveille et nous donne envie de les retrouver. Par chance, leur collaboration s’est déjà faîtes dans 3 autres bd qui me reste à découvrir.

Faux-semblants et illusion nous emmènent dans une histoire qui ne peut que nous surprendre et nous toucher. Pourquoi s’en passer?

 

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