Le livre pour tout savoir sur l’écologie le plus facile du monde – Eric Mathivet et Stan Aghassian

Comment parler d’écologie aux enfants? Ce n’est pas toujours facile car cela englobe de nombreux domaine. Pourquoi pas un petit livre tout simple?
Chez Hachette, la collection Simplissime concernait à son début des ouvrages sur la cuisine. Puis après cela a été décliné avec des thématiques autour de préparation culinaire. Et maintenant, cela concerne tout domaine expériences scientifiques, sophrologie, pliage de papier… Sans surprise, le sujet de l’écologie est aussi abordé. Par contre, contrairement à une recette de cuisine, il doit y avoir plus que quelques photos et des phrases très simples de descriptions d’étapes de préparation. Mais ne nous sommes pas trop loin non plus. Une couverture verte car c’est la couleur de l’écologie. D’ailleurs, les fonds de texte sont de cette teinte ce qui permet de faire ressortir le bleu de la police. Sur ça on rajoute quelques illustrations à côté des textes très simplifiés de contextualisation très aéré et le tour est joué. Le jeune entre 7 et 10 ans, la cible de cette ouvrage, saura trouver le minimum de connaissance pour éventuellement poser un autre regard sur ce qui l’entoure.

Eric Mathivet et Stan Aghassian abordent l’ensemble des sujets que l’on peut rattacher à l’écologie sous forme de question : De plus en plus chaud, vraiment?, La fin des énergies fossiles?, Le bio c’est écolo?… Une approche très pédagogique qui permet aussi à l’enfant de se diriger vers une thématique qui pourrait plus l’intéresser. Ce qui est dommage est ce choix parfois de ne pas aller au bout de certains raisonnements ou de donner des informations fausses. Par exemple on dit qu’il faut manger moins de viande mais sans préciser quelle viande il faudrait privilégier, dans quelle type d’élevage et où. La chaîne de production de l’élevage dans ce que l’on peut considérer dans des usines n’est pas évoqué. C’est noté que comme le sable dans les mers devient plus rare on va prendre celui dans les déserts plus présent. Sauf que pour l’instant, on ne peut pas le prendre car il n’a pas les propriétés nécessaires pour faire du béton. C’est pour ça que dans les émirats arabes ils ont du importé du sable des mers et non prendre celui de leurs déserts.

Les exemples ne manquent pas. La culture bio « n’utilise ni engrais chimiques ni pesticides ». La culture bio veut dire qu’elle n’utilise pas de gaines OGM, d’engrais de synthèse et de pesticides de synthèses ce qui ne veut pas dire sans engrais ou sans pesticides et qu’avec des produits naturels type du purin. De même pour les voitures électriques qui ne polluent pas contrairement aux voitures à essence ou gasoil. Qu’est-ce que cela veut dire une voiture qui pollue? Est-ce que cela prend en compte la fabrication, les peintures, la technologie installée, la durée d’utilisation et aussi le recyclage des véhicules? Qu’est-ce que deviennent les batteries usagées par exemple? C’est dommage que l’on ne trouve pas de nuance dans les propos ou que l’on précise que l’on ignore encore certaines choses. Il y a des secteurs qui sont en développement, en recherche… L’IA joue aussi un rôle important. Dommage que l’on n’incite pas aussi les lecteurs à développer un esprit critique. D’ailleurs, à la fin de l’ouvrage on ne trouve aucune référence à des livres, films, documentaires pour se renseigner un peu plus.

Un ouvrage très simple à l’image de la collection. L’exigence est ailleurs.

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