Mon gras et moi – Gally

Etre grosse n’est pas un plaisir au quotidien. Il faut affronter sa culpabilité et celle que les autres vous font ressentir. Y a-t-il de possibilité de devenir amis avec ce gras qui vous tient compagnie ?

« Aujourd’hui je pèse officiellement quarante kilos de trop par rapport à mon poids idéal » Voilà phrase d’entrée en matière. Et pourquoi tout se surpoids ? Le plaisir de manger et de façon déraisonnée. « Je sens bien que quelque chose cloche dans ma tête… seulement voilà, manger c’est rassurant. » Comment s’en sortir ? Faire fi des regards accusateurs d’exister des inconnus ? Le médecin lui qu’elle est hyperphagique. Déjà, la première étape, est de trouver des vêtements en 50. Trouver les magasins adéquats sont bien difficiles. Faut-il se démoraliser pour autant ? Un petit kebab ou un peu de pâte à tartiner et ça va mieux. Est-ce les os et les articulations sont heureuses elles ? Non, elle se rebellent. Et puis, il peut y avoir Nutellor qui peut se venger. Ne jamais le sous-estimer. Qu’est-ce qu’elle était conne à 17 ans de vouloir s’affamer pour être comme tout le monde. Maintenant aller dehors est une lutte contre les œillades pleines de jugements des autres. « Je suis sûre qu’ils riaient tous de moi dans mon dos ! ». Peut-être qu’il y a un peu de parano mais juste un peu. Ces remarques désobligeantes on les entend aussi de la bouche des médecins. « Neuf années d’étude pour en arriver à ce brillant diagnostic… Merci connasse. » De toute façon, le pire reste soit même qui arrive à se servir de biens cruelles réparties.

Etre différent c’est toujours plus difficile. Et quand on est obèse, cela se voit du premier coup d’œil, comment le cacher ? On ne peut pas. Alors faut-il se camoufler car nous sommes dans une société du culte de la maigreur, du muscle et de la jeunesse ? La réponse serait bien entendu que non et il faut faire face à la médisance, la méchanceté et la bêtise humaine. Une limitation de cerveau qui va à beaucoup de gens lambda qu’à de très nombreuses personnes du corps médical. Heureusement qu’ils ont fait le serment d’hypocrite, pardon Hippocrate. La langue peut fourcher parfois. Au moins, grâce à cela on comprend très vite qu’ils sont très médiocres et incompétents rapidement. Gally ne fait un récit autobiographique même si certaines situations ne lui sont pas totalement innocentes. Mais elle a trouvé comment parler du rapport au corps quand on est gros et les remarques faussement bienveillantes. Aucun doute que beaucoup de lectrices et quelques lecteurs ont pu se reconnaître dans cette histoire. D’ailleurs, elle le dit en fin d’ouvrage qu’elle a reçu beaucoup de lettres de remerciement et des lettres de témoignages. Un ouvrage qui ne laisse pas les gens insensibles.

Une bd qui sait parler du gras avec humour et vérité.

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