Le coupable – Sylvain Alzial et Sébastien Touache

Impossible d’être un bucheron sans hache. Mais où peut-elle être ? Il faut trouver le coupable du vol.

Chaque matin, c’est le même rituel de préparation de ces outils. Sauf que cette fois, il manque quelque chose. Où est la hache ? Impossible de faire son boulot de bucheron sans elle. Il retourne sa maison et impossible de la trouver. Si elle n’est pas chez lui, il ne reste qu’une seule possibilité : son voisin. Il a l’air tellement gentil et détendu que cela ne peut être que lui. Qui est-ce que cela peut-être ? Alors il l’observe et une certitude l’envahit. C’est lui le coupable. Il va le payer de lui avoir voler son si précieux bien. Emporté par la colère, il se précipite chez lui. Et voilà qu’il chute sur le chemin. Qu’est-ce qui a pu provoquer cela ? C’est là qu’il voit sa hache dans un tas de feuille. Quand il croise le regard de son sympathique voisin, il le salua, l’air de rien. Ouf, maintenant tout peut rentrer dans l’ordre.

Comment ne pas être attiré par ce très jolie album jeunesse au premier coup d’œil ? On ne peut pas vraiment. Le graphisme de Sébastien Touache n’est pas sans évoquer l’effet de la sérigraphie sur lequel il aurait travaillé au crayon. En plus, il faut le choix d’une palette graphique réduite avec l’orange, vert et marron. Un choix très judicieux puisque Sylvain Alzial a écrit une histoire autour d’un bucheron. On trouve des couleurs liés à la nature et une que l’on voit sur des chemises de bucherons et aussi des espaces de sécurité. L’ensemble est très cohérent et réfléchi. L’espace n’est pas surchargé et l’illustrateur s’est servi du blanc comme d’un élément indispensable à la mise en page. La construction d’un ouvrage jeunesse permet aussi plus de liberté d’expression. Les codes sont moins stricts que dans la bd par exemple. Que cela soit au niveau de l’image ou soit du texte, l’esprit espiègle est présent. On trouve des choses surprenantes dans la cave. Et le personnage s’échauffe assez vite l’esprit et son visage se transforme. Il perd son bon sens et céder facilement au raccourci que l’on peut faire. Quand on ne pose plus les bonnes questions, on déraille et on peut faire de grosses bêtises. Il faut dépasser des aprioris. Aucun doute qu’il y a matière à discussion entre enfants et parents. Faut-il toujours s’emporter sans raisonner ? Chacun y trouvera sa réponse ou sa réflexion.

Un très jolie ouvrage jeunesse drôle et intelligent à la fois. A partager en famille.

4 réflexions sur “Le coupable – Sylvain Alzial et Sébastien Touache

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