Rackette-moi si tu peux – Sophie Adriansen et Clerpée

Comment parler du racket aux enfants ? C’est un sujet assez sensible qui peut indisposer les plus jeunes surtout s’ils en sont victimes. Une bd semble le support idéal.

Dans la boulangerie à côté de l’école, il y a des bonbons qui ont l’air trop bon. Surtout ces petits poulpes avec pleins de parfum différent. Le bonbon est vendu 50 centimes pièces et les trois amies n’ont pas assez d’argent pour tous les acheter. Il doit bien y avoir une solution à ce problème. La cagnotte de la kermesse de la classe va servir pour faire un voyage pédagogique tous ensemble. Florie a trouvé une idée des plus rentables. Avec ces deux copines, elles vont voir Enzo tout sourire. Elles lui demandent de ramener 2€ le lendemain pour partager des bonbons. Le garçon était ravi de piocher cet argent dans la tirelire si cela lui permet d’avoir des amis. Seulement voilà, les fillettes voulaient juste son argent. Et il a intérêt à en amener d’autres s’il ne veut pas se prendre des coups. Jour après jour, sa cagnotte fond comme neige au soleil. Comment va-t-il affronter cela ? Il va voler l’argent récolter pour la sortie scolaire. Pas de chance pour lui, la maîtresse a constaté le vol. Pendant la récréation, il va lui parler et arriver à dire ce qui lui arrive. La maîtresse va l’aider et lui donner des conseils. Grâce à ça, tout va changer et devenir normal.

Gulf Stream éditeur traite avec simplicité des sujets qui concernent les adolescents comme le harcèlement moral, l’homosexualité, le suicide. On trouve par exemple les bd de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini avec « Invisible », « Bulles & Blues », « Mots rumeurs, mots cutter » et « Rouge Tagada ». Cette bd pour les plus jeunes, puisqu’ici l’histoire se déroule à l’école primaire est dans la même veine. Grâce au neuvième art toutes les thématiques peuvent abordées simplement, sans jugement, sans culpabilisation. Sophie Adriansen et Clerpée trouvent le tout juste pour évoquer une situation sensible et comment y faire face. Le petit nouveau se fait racketter par trois filles de sa classe. Difficile d’en parler aux parents, il faut trouver les mots. Souvent les enfants ont peur d’embêter leurs parents, ont des difficultés à dire les mots et ont honte. Ils doivent trouver des moyens de s’en sortir par eux-mêmes sauf que seul tout est plus difficile. Ce récit montre qu’il y a toujours des adultes qui peuvent aider et que c’est en libérant la parole que les choses changent. Un ouvrage à mettre entre toutes les mains afin de changer des situations traumatisantes.

Une bd pédagogique qui donnera à réfléchir aux enfants malveillants et qui donnera confiance à tous les autres.

2 réflexions sur “Rackette-moi si tu peux – Sophie Adriansen et Clerpée

  1. Pas facile de trouver un adulte qui écoute, qui comprend et qui trouve une solution, sans faire passer le raquetté pour un racuseur, un délateur, un chieur, un poltron… Intéressant d’expliquer ça en bédé.

    • Le délateur est mal vu quand il signale une situation dangereuse, illégal ou périlleuse.
      Je l’ai subi dans ma boîte alors que je dénonçais des actes illégaux et immoral.

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