Alt-Life, Tome 1 – Thomas Cadène, Joseph Falzon et Marie Galopin

La planète Terre va à sa fin. Quelle alternative pour sauver l’être humain ? Construire un autre monde est-ce possible ?

Josiane et René représentent la nouvelle génération, ceux qui connaissent à la fois le réel et le virtuel. Le monde va à son extinction, alors ils se portent volontaire pour une expérience. Un monde 100% virtuel, sans maladie, sans souffrance et ils pourront assouvir toutes leurs envies, pulsions. Le souci n’est pas qu’ils ne verront plus leur famille ou amis pendant 1 ans. Il est dans la difficulté d’appréhender un univers 100% virtuel et qu’ils peuvent créer et aménager comme il le souhaite. Leur première préoccupation tourne autour de la sexualité. L’un a des difficultés car il sait que tout est virtuel et l’autre en profite plus de raison. Chacun apprend à s’approprier cette vie. Il le faut car aucune possibilité de retour en arrière. Et surtout, bientôt de nouveau humain 100% virtuel vont les rejoindre. Ils vont former une nouvelle communauté et il va falloir gérer tout ce qui peut arriver.

Le monde du futur, il est souvent imaginé soit sur une autre planète comme Mars ou dans le monde virtuel. Thomas Cadène a choisi la deuxième possibilité. Un monde où l’on peut rester jeune, beau et en pleine forme. N’est-ce pas le rêve de tous ? Une autre façon d’aborder le transhumanisme mais dans une autre dimension. Sur le comment fonctionne cet univers, on ne sait pas trop. En tout cas, vous ne verrez pas de salle de serveur. Une nouvelle technologie doit permettre cela. Il ne faut pas se poser la question. En tout cas, le scénariste est certain d’une chose. Si l’on enferme deux personnes couper du monde avec toutes les possibilités, la première chose sera de penser au sexe. Ils pourront aller bien au-delà de tout ce qu’ils auront fantasmer. Et pourtant le meilleur reste avec quelqu’un comme eux. La satisfaction d’exister et le bonheur peuvent vraiment exister sans souffrance, sans maladie, sans doute et sans mort ? Il y a quand même des questions existentielles.

Le graphisme de Joseph Falzon reste simple. On est très loin de style telles que ceux de « Shangrila », « L’Incal », « La trilogie Nikopol » ou « Les Technopères ». Vous n’allez pas en prendre plein les yeux, il faut se focaliser sur le message. Marie Galopin privilégie des aplats de couleurs claires et douces. Là aussi, le lecteur est ménagé. Même si j’aime parfois que l’on mette à l’épreuve mes neurones, je n’ai pas accroché. Une suite est en préparation et je vais passer mon tour. L’ouvrage a déjà trouvé son public car la bd est bien souvent classée comme un incontournable du 9ème art. Aucun doute que la suite aura encore un accueil aussi chaleureux.

Un récit d’anticipation qui même s’il amène la réflexion de façon originale ne m’a pas séduite.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s